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Sage parfait        Chánh biến tri        正遍知    Samyak-sambuddha
Samyak-sambuddha (Sage parfait, Shohenchi, 正遍知). Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Littéralement Celui qui est "complètement et parfaitement éveillé". Celui qui voit au delà des apparences la triple vérité des phénomènes Sa perfection le distingue des pratyekabuddha qui gardent leur Eveil pour eux-même, sans chercher à sauver les êtres.



Sagesse        Bát nhã    Wisdom    般若    prajñā
Le terme signifie à l’origine « capacité cognitive » ou « savoir-faire ». Il désigne dans le bouddhisme la capacité de percevoir le phénomène de coproduction conditionnée, ainsi que l’absence de soi propre (anatta) et le vide (sunyata) de toute chose. C’est une perception aiguë qui permet d’atteindre la « sagesse transcendantale ».

Sagesse, Sapience        Tuệ    Wisdom    慧    Prajñā, jñāna
Sagesse, discernement, compréhension; le pouvoir de discerner les choses et leurs principes sous-jacents et de décider les hésitants. Il est souvent compris comme la connaissance, mais pas correctement, car connaissance veu dire lla science de la phénoménale, tandis que Sagesse se réfère plus généralement à des principes ou des moralités.

samadhi du compter-du-souffle        Số tức quán    breath counting meditation    數息觀    ānāpāna-smṛti
Pratique méditative qui prépare l'entrée dans la samadhi en comptant chaque souffle ; anapana signifie souffle, smriti désigne la mémoire.


samadhi du lieu des Sens infinis        Vô lượng nghĩa xứ tam muội    The anantanirdeśapratiṣṭhāna samādhi    無量義處三昧    anantanirdeśapratiṣṭhāna-samādhi
Samadhi de Shakyamuni avant qu'il n'enseigne le Sutra du Lotus. Littéralement, ananta signifie "illimité", "infini", nirdesha signifie "description", "élucidation" et pratishthana désigne une base, un appui. Le Sutra des Sens Infinis qui sert de prologue au Sutra du Lotus dit : "Ces significations infinies sont soutenues par un Dharma simple".


Sans effort        Vô công dụng    Without effort    無功用    An-ābhoga
En Pali, an-ābhoga, signifie ne plus avoir besoin de faire l'effort car l'effet est devenu bien évident. Signifie aussi ne plus avoir besoin d'utiliser le corps, le langage et l'idée pour saisir et comprendre la doctrine du bouddhisme d'une façon sûre et efficace.

Sans perturbation mentale        Vô lậu        無漏    Anāsravaḥ
Jour et nuit, les perturbations mentales, issues de l'attachement, la colère etc., suintent sans cesse à travers nos 6 portes sensorielles (yeux, oreilles, nez, bouche, corps et pensée). Elles sont capables de nous faire tomber dans les 3 mauvais mondes

sept arrogances         Thất mạn        七慢    
sept arrogances (shichi-man, 七慢). D'après l'Abhidharma kosa sasrta (Kusha Ron) de Vasubandhu, c'est : 1) croire qu'on est supérieur aux autres alors qu'on est leur égal ; 2) croire qu'on est égal à ceux qui sont supérieurs ; 3) croire qu'on est supérieur à ceux qui sont supérieurs ; 4) être attaché à ceux pour qui la vie individuelle est une entité permanente alors qu'elle est la combinaison provisoire des cinq agrégats ; 5) croire que l'on a atteint une vérité alors qu'on ne l'a pas encore perçue ; 6) croire qu'on est juste un peu inférieur à ceux qui en fait nous dépassent de beaucoup ; 7) feindre de posséder une vertu qu'on n'a pas encore. Voir également les neuf arrogances



Sept bijoux, trésors        Thất bảo     Seven jewels, tresors    七寶    Sapta ratnāni
Les sept trésors, bijoux précieux :
- Or (suvaṇṇa/ suvarṇa),
- Argent (rūpīya/ rūpya),
- Béril (veluriya/ vaiḍurya),
- Perle (phalika / sphaṭika),
- Émeraude (masāragalla/ musāragalva),
- Rubis (lohitanka/ lohitamukæika),
- Agate (asama/ aśmagarbha).

sept bodhyanga        Thất giác chi        七覺支    saptabodhyaṇgāni
sept bodhyanga (shichi-kakushi ou shichi-bodaibun, 七覚支・七菩提分). Sept facteurs d'aide à la pratique pour atteindre l'éveil ; sept capacités que le pratiquant est appelé à développer. Ce sont :
1) mémoire : capacité de garder présent à l'esprit ses décisions par rapport à la pratique ; souvenir lucide de son passé ; 2) discrimination : capacité de distinguer le vrai du faux ; capacité de faire le tri de ses propres illusions ; 3) effort : autodiscipline qui permet de surmonter le découragement et la paresse ; 4) joie : capacité de se réjouir des bienfaits de la pratique ;
5) légèreté : capacité de ne pas considérer les épreuves de la vie comme un fardeau insurmontable, facilité avec laquelle on retrouve la paix intérieure ; 6) méditation : capacité de garder un esprit concentré et imperturbable ;
7) équanimité : capacité d'abandonner ses attachements.



sept bouddhas du passé         Quá khứ thất phật        阿彌陀經    
sept bouddhas du passé (kako-shichi-butsu, 過去七仏). Shakyamuni et les six bouddha qui l'ont précédé. Bibashi (Vipashyin), Shiki (Shikhin), Bishabu (Vishvabhu), Kuruson (Krakucchanda), Kunagon (Kanakamuni) et Kasho (Kashyapa). Les trois premiers sont censés être apparus dans le kalpa de gloire passé, alors que les quatre autres, y compris Shakyamuni, sont apparus dans le kalpa actuel de la sagesse. Ils sont mentionnés dans le Sutra Jo-agon et le Sutra Shichibutsu (Sutra des Sept Bouddhas). Le chapitre VIII du Sutra du Lotus y fait également allusion.


sept désastres        Thất nạn        七難    
sept désastres (shichinan, 七難). D'après le Sutra Ninno, ce sont :
1) manifestations extraordinaires du soleil et de la lune ; éclipses, saisons décalées, couronnes autour du soleil, lunes rousses répétées.
2) mouvements extraordinaires des étoiles et des planètes ; changements imprévus dans les constellations, courses inhabituelles des étoiles, apparition de comètes.
3) incendies ; ceux qui embrasent une ville entière avec mort d'hommes, ceux d'origine inexplicable (oeuvre des démons) ; ceux provoquées par les dragons (eau prenant feu), ceux provoqués par des objets lumineux venus de l'espace (feu du ciel) ; ceux provoqués par les dieux des montagnes (irruptions volcaniques), incendies humains (accidents provoquant mort d'hommes), feux des forêts, incendies allumés par des brigands.
4) intempéries répétées ; crues hors saison, pluies torrentielles en hiver, gel en été, pluies de poussière, pluies noires ou rouges, avalanches, coulées de boue.
5) tempêtes ; vents provoquant mort d'hommes, déracinant les arbres, typhons, tsunami, vents de poussière.
6) sécheresse ; chaleur extrême qui assèche les points d'eau, craquelle la terre et rend impossible la germination des plantes.
7) guerre ; attaques de l'extérieur par des pays étrangers, invasions, rébellions, luttes intestines.
Ces désastres peuvent être remplacés par sept vertus :1) Vertu d’apaiser les mauvais esprits et les dragons 2) Vertu de permettre le salut des hommes 3) Vertu des joyaux du roi tournant la roue 4) Vertu de pouvoir faire tomber de la pluie douce 5) Vertu de la lumière éclairant le ciel et la terre 6) Vertu de faire apparaître tous les enseignements du Bouddha 7) Vertu de faire apparaître chez tous les souverains le Dharma inégalable.
Le Sutra du Lotus (chapitre Kannon XXV) dresse également la liste de sept désastres auxquels on peut échapper grâce au pouvoir du bodhisattva Kannon : 1) le feu 2) les inondations 3) les démons rakshasa 4) les attaques à coups de sabres et de bâtons 5) l'attaque par les démons yaksha et autres démons 6) l'emprisonnement 7) l'attaque par des pillards.

sept fautes capitales        Thất nghịch        七逆    
sept fautes capitales (shichi-gyaku, 七逆). D'après le Maka Shikan Bugyoden Guketsu, tuer un moine et tuer un maître, plus les Cinq forfaits (tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha). D'après le Sutra du filet de Brahma : c'est insulter un bouddha, tuer son père, tuer sa mère, tuer une moine de haute vertu, tuer un acarya, provoquer la discorde dans le Sangha, tuer un sage.



signifie pensée conceptuelle        Tầm tứ    discursive thought and investigation    尋伺    vitarka-vicāra
Vitarka (sanskrit ; pali : vittaka), signifie pensée conceptuelle, prise-ferme.

Comme facteur de dhyāna en méditation bouddhique, il s'agit de l'application initiale de l'attention (prélude à un maintien continu de l'attention, vicara) : le mental est capable de repérer toute distraction et de revenir à l'objet de l'attention (tel que la respiration dans la technique anapanasati).

Dans la méditation bouddhique, vicara (pali) désigne l'attention soutenue, l'attitude du méditant pratiquant samatha bhavana et focalisant son attention sur l'objet de la pratique.

Ce maintien de l'attention ne désigne pas la concentration par elle-même. Elle signifie que le méditant fait l'effort de maintenir son attention. Une comparaison est que vitarka consiste à tenir un bol d'une main et que vicara consiste, de l'autre, à le nettoyer. Une autre est que vitarka est le coup sur le gong et vicara le son continu qui en résulte.

Vicara est un facteur menant à la concentration, présent dans le premier jhana. A la différence de vitarka, le mental reste concentré sans distraction sur l'objet de l'attention (tel que la respiration dans la technique anapanasati).

six mauvaises voies        Lục đạo    six destinies    六道    
six mauvaises voies (roku akudo 六悪道 ou roku-do, 六道, shad-gati). Les six premiers des dix mondes considérés comme mauvais car ils ne permettent pas de se libérer des souffrances. Ce sont le monde de l'enfer, le monde des esprits affamés, le monde des animaux, le monde des asura, le monde des hommes, le monde du ciel.

Six portes sensorielles        Lục căn    Six sense-organs    六根    Ṣaḍ indriyāṇi
Les six portes sensorielles sont : l'œil, l'oreille, le nez, la langue, le corps et le mental.

Société du Lotus Blanc        Bạch liên xã    the white lotus society    白蓮社    
Byakuren-sha (Bailianshe 白蓮社). "Société du Lotus Blanc". Groupe religieux chinois fondé en 402 par Huiyuan (334-416) et qui pratiquait la méditation sur le bouddha Amida.


Soi ou moi-substance        Ngã    mine    我    ātman
Soi ou moi-substance. Faute de mieux on traduit atman par âme et l'inexistence d'une âme en soi (anatman) par non-existence d'un ego, non-existence d'un moi ou encore par non-substantialité du moi. Pour le bouddhisme, le sentiment du "je suis" (asmita) est non seulement illusoire mais le fait de considérer l'ensemble des agrégats comme un soi et de s'y attacher est la cause essentielle de la souffrance. Au moment de quitter la vie, l'animal, tout comme l'être humain attaché au sentiment du moi, éprouve un fort désir de la continuité de ce moi. C'est ce désir qui le conduit à la renaissance dans les six voies et au cycle sans fin des souffrances. La plupart des écoles mahayana nient l'existence en soi de tous les phénomènes alors que les écoles theravada nient seulement l'existence d'un soi individuel. Voir la non-substatialité (ku) et le non-soi.

Souffrance        Khổ    Suffering - Unsatisfactoriness    苦    Duḥkha
Souffrance, chagrin, affliction, douleur, anxiété, insatisfaction, inconfort, angoisse, tension, malheur et aversion. Le terme est probablement dérivé du mot duḥstha. Cette souffrance morale est au cœur de la première des quatre nobles vérités.

Sphère de l'infini de l'espace        Không vô biên xứ    Sphere of the infinity of space    空無邊處    Ãkãsanantãyatana
Premier (le plus bas) des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Domaine où tout est non-substantiel (ku).



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