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Caché        Ẩn mật    Secret    隱密    
calomnier le Dharma bouddhique         Phỉ báng chính pháp        誹謗正法     saddharma-pratikṣepa
dénigrer ou calomnier le Dharma bouddhique ou le croyant du Sutra du Lotus (hobo, 謗法 ou hibo shoho, 誹謗正法). Dans l'enseignement de Shakyamuni, le Dharma correct est le Sutra du Lotus qui contient le Véhicule suprême, l'enseignement qui conduit à l'état de bouddha. Le chapitre III (Parabole) du Sutra du Lotus dit : "Celui qui refuse de croire en ce Sutra et au contraire le calomnie, détruit immédiatement les graines qui lui permettraient de devenir un bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici. "Zhanlan définit 14 facteurs (jushi-hobo) qui conduisent au dénigrement du Dharma. Nichiren définit le Dharma correct ou le Véhicule suprême contenu dans le Sutra du Lotus comme Namu Myoho Renge Kyo et le concrétisa sous la forme du Gohonzon, objet de vénération permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers Jours du Dharma. De ce point de vue, calomnier le Dharma correct signifie calomnier le Gohonzon. Dans un sens plus large, cela inclut la croyance en des enseignements qui vont à l'encontre du Dharma correct du Sutra du Lotus ainsi qu'à tout ce qui détruit les Trois trésors.

Caractéristique particulière        Biệt tướng    Distinctive characteristics    別相    bheda
causalité         Nhân quả    cause and effect    因果    hetu-phala
Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîneà son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux
En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappeà la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout éveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.


causalité         Nhân quả ứng báo    cause and effect    因果應報    hetu-phala
Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîneà son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux
En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappeà la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout éveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.


Ciel de Lumière        Quang âm thiên    Light Sound heaven    光音天    Ābhassara-deva
L'un des 18 ciels de la forme, le plus haut des trois ciels dans le deuxième ciel de méditation. Ses habitants communiquent en émettant des rayons de lumière qui fonctionnent comme autant de paroles.

Cinq agrégats        Ngũ uẩn    Five aggregates    五蘊    Pañca Skandha
Les cinq agrégats représentent les cinq constituants de ce qui est communément appelé : une personne, un être. Ils sont alors les agrégats d'attachement, les choses auxquelles s'attache celui qui croit en "son" existence.

Agrégats peuvent également désigner la totalité de l'univers, l'ensemble de tous les phénomènes conditionnés.

Les 5 agrégats sont:
1. La forme, Rūpa
2. Les sensations, Vedanā
3. Les perceptions, Samjñā
4. Les formations volitionnelles, Samskāra
5. La conscience, Vijñāna, qui est à la base d'une croyance en la dualité sujet/objet.


cinq désirs         Ngũ dục    five desires    五欲    pañca kāmāḥ
1) (go-yoku, 五欲, kamaguna). Pulsions de possession provenant du contact des cinq organes des sens (les yeux, les oreilles, le nez, la langue et la peau) avec les cinq objets sensoriels (la forme, le son, l'odeur, le goût et la texture).
2) Les désirs de richesse, d'amour sexuel, de boissons et nourritures, de renommée et de sommeil.

Cinq forces        Ngũ lực    five powers    五力    pañca balāni
cinq forces mystiques(go-riki, 五力, pancabalani). Forces qui permettent de vaincre les cinq troubles (go-joku) sur la voie de l'Eveil. L'obtention de ces cinq forces n'est possible qu'après la purification des cinq racines (yeux, oreilles, etc.)
1) la force de la foi : shinriki - la foi en l'enseignement du Bouddha qui permet de détruire les doutes et éviter les enseignements erronés ;
2) la force de la décision, shojinriki, la vigilance ininterrompue du corps et de la conscience ;
3) la force de la pensée, nenriki, la conviction qui aide à détruire les errements ;
4) la force de la concentration, joriki, concentration de la conscience dans laquelle les réflexions quotidiennes et parasites sont écartées ;
5) la force de la connaissance, eriki, grâce à laquelle les illusions et les erreurs de pensée sont éliminées. Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus, récité lors du Gongyo, en parle comme de "pouvoirs secrets et divins" zin ju shi riki. Ces forces sont à distinguer des cinq pouvoirs surnaturels et des dix pouvoirs supranatureles du bouddha


cinq forfaits        Ngũ nghịch    five heinous crimes    五逆    pañcānantarya
cinq forfaits (go-gyaku, gogyakuzai, 五逆・五逆罪), également traduit par cinq crimes ou cinq fautes cardinales. Selon les textes et les périodes d’enseignement, la liste des cinq forfaits varie. L’Abhidharma donne la liste suivante : tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha). Ces cinq forfaits sont les plus lourds, commettre l’un d’entre eux est cause de damnation immédiate. Ils sont donc appelés les cinq actes sans rémission (go mukengo, 五無間業, panca anantarya karman).

cinq impuretés ou cinq troubles        Ngũ trược    five defilements    五濁    pañca kaṣāyāḥ
cinq impuretés ou cinq troubles (go-joku, 五濁, panca kachaya) Impuretés de l'époque, du désir, des personnes, de la pensée et de la vie elle-même. Elles sont mentionnées dans le chapitre Hoben* (II) qui dit que le Bouddha apparaît à une époque mauvaise, souillée par les cinq impuretés. Ces cinq troubles sont :
1) les troubles de l’âge cosmique ou afflictions propres au kalpa (kojoku, 劫濁, kalpa kachaya), troubles générés par les quatre troubles suivants et affectant de façon qualitative une longue période de temps ; l'impureté de l'époque comprend la guerre et d'autres perturbations de l'environnement social et naturel ; 2) les troubles des passions (bonnojoku, 煩惱濁, klesa kachaya) qui manifestent l’égarement et l’obscurité fondamentale et sont engendrés par les trois poisons (sandoku) : la convoitise (ton), la colère (jin) la stupidité (chi), auxquels on ajoutent l'arrogance (man) et le doute (gi) ; 3) les troubles des êtres (shujojoku, 衆生濁, sattva kachaya) : déclin physique et spirituel des êtres humains ; la dégénéressence des êtres entraine celle de la société ; 4) les troubles des vues (kenjoku, 見濁) : cinq erreurs qui affectent le jugement ;
- les conceptions du corps (shinken) : croyance en un "moi" alors que tout est impérmanent ; - les conceptions extrêmes (henken) : croyance en des concepts-outils qu'on peut manipuler en philosophie alors qu'ils n'ont pas de définition précise ; - les conceptions fallacieuses (jaken) qui nient les concepts de base du bouddhisme tels que la production conditionnée ; - les conceptions d'apprénesion (kenjuken) : tenir pour bon ce qui est mauvais, pour juste ce qui est faux, etc. ; - les conceptions liées aux commandements (kaigonjuken) et qui consistent à accepter des dogmes sur l’origine du monde, sur l’acquisition du savoir ou sur d’autres sujets fondamentaux et religieux. Ces troubles reprennent les doutes que le Bouddha exprimait vis-à-vis des autres doctrines de son temps ou des notions communes ; 5) les troubles de la durée de la vie (myojoku, 命濁) : existence désordonnée qui en raccourcit la durée.
Selon Zhiyi, les plus graves des cinq sont les impuretés de la pensée et du désir qui engendrent l'impureté des êtres et celle de la vie. Celles-ci, à leur tour, font naître l'impureté de l'époque. Voir également défilements (bonno, klesha), terme générique des cinq impuretés.

cinq méditations        Ngũ đình tâm quán    five meditations and four bases of mindfulness    五停心觀     
Méditation 1) sur l'impureté du corps afin de briser l'attachement à ce qui est impermanent ; 2) sur la compassion envers tous les êtres ; 3) sur l'origine interdépendante (production conditionnée) ; 4) sur la distinction entre le bien et le mal ; 5) le contrôle de la respiration : cette méthode consiste à compter les mouvements respiratoires pour calmer son esprit dans un but de contemplation.


cinq passions illusoires         Ngũ độn sử    five afflictions that affect beginning practitioners    五鈍使    pañca-kleśa
L'avidité, la colère, la stupidité, l'arrogance et le doute. Les illusions du monde des trois plans. Elles sont expliquées dans le Kusha Ron. Dharmapala, lettré indien de la doctrine Rien-que-conscience, les inclut, avec les cinq points de vue erronés, dans une liste des dix désirs terrestres fondamentaux, et Zhiyi les range parmi les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions.

cinq points de vue erronés        Ngũ lợi sử    five afflictions of advanced practitioners    五利使    pañca-dṛṣṭayaḥ
Cinq des dix désirs terrestres fondamentaux tels que les énumère Dharmapala, maître indien de la doctrine Rien-que-conscience, dans le Joyuishiki Ron. Zhiyi les inclut dans les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions. Soit : 1) Bien que le corps ne soit rien de plus qu'une union temporaire des cinq agrégats, l'être humain se considère à tort comme absolu, et, bien que rien dans l'univers ne puisse lui appartenir, il considère toujours à tort que tout ce qui l'entoure lui appartient ; 2) il croit que sa vie et celle des autres finiront avec la mort ou qu'elles se poursuivront sous une forme éternelle telle que l'âme ; 3) il ne reconnaît pas la loi de cause et effet ; 4) il adhère si fanatiquement à ses erreurs de jugement qu'il prend pour supérieur ce qui est inférieur et 5) il considère les pratiques ou préceptes erronés comme la véritable voie qui mène à l'Eveil.


Cinq préceptes        Ngũ giới    Five precepts    五戒    Pañca śīlāni
cinq préceptes (go-kai, 五戒). Préceptes de base que doivent observer les croyants laïques. Il s'agit de : 1) ne pas tuer ; 2) ne pas voler ; 3) ne pas commettre d'acte sexuel illicite ; 4) ne pas mentir ; 5) ne pas consommer de produits intoxicants.

cinq sortes de maîtres du dharma         Ngũ chủng pháp sư    five kinds of authorities of the doctrine    五種法師    
Ceux qui s'adonnent au cinq pratiques merveilleuses : maître qui garde le Dharma, maître de la lecture du Dharma, maître de la récitation du Dharma, maître de l'enseignement du Dharma, maître de la copie du Dharma.


Cinq sortes de vision        Ngũ nhãn        五眼    pañca cakṣūṃṣi
Cinq "yeux" tels qu'ils sont cités, notamment, dans le Traité de la grande sagesse de Nagarjuna.

1) Oeil du corps matériel (niku-gen, mamsa-caksus) ; œil physique du simple mortel qui perçoit les couleurs et les formes. Cette vision est souvent erronée car elle ne permet pas de distinguer l'eau de l'alcool, par exemple.

2) Oeil divin (ten-gen, divya-caksus) ou la capacité des êtres célestes dans le monde de la forme à voir sans être limités par l'obscurité ou la distance ; vision qui permet d'appréhender les qualités essentielles des choses. C'est le point de vue des scientifiques qui analysent l'eau comme étant une combinaison d'hydrogène et d'oxygène.

3) Oeil de la sagesse (e-gen, prajna-caksus) ; œil de la sagesse ou la capacité qu'ont les auditeurs-shravakas et les pratyekabuddhas à percevoir la non-substantialité de tous les phénomènes ; approche philosophique des choses, compréhension de l'aspect changeant et interdépendant de tout ce qui est, le symbolisme de l'eau, par exemple.

4) Oeil du Dharma (ho-gen, dharma-caksus) qui permet aux bodhisattvas de pénétrer tous les enseignements afin de sauver les hommes ; c'est la vision de celui qui saisit une réalité au-delà des apparences et c'est l'œil du poète qui voit un ensemble signifiant caché ; pour lui une étendue d'eau est un message.

5) Oeil du Bouddha (butsu-gen, buddha-caksus) est l'œil de la compassion. Le Bouddha saisit la nature réelle de toute vie et peut ainsi trouver le meilleur moyen pour guider vers l'Eveil tous les êtres. L'œil du Bouddha inclut les quatre autres facultés de perception.

cinq véhicules        Ngũ thừa    five vehicles    五乗    pañca yāna
cinq véhicules (go-jo, 五乗). Cinq sortes d'enseignements exposés selon les capacités des êtres. Véhicule signifie enseignement amenant à un certain degré de réalisation. Ce sont :
1) celui du commun des mortels ; il permet de renaître sous la forme d'un être humain en honorant les Trois trésors et en observant les cinq préceptes.
2) celui des êtres célestes ; il permet d'atteindre les royaumes célestes par la pratique des dix préceptes de bien et des quatre étapes de méditation ; 3) celui des auditeurs-shravakas ; il permet d'atteindre l'état d'arhat en s'éveillant aux quatre nobles vérités ;
4) celui des pratyekabuddhas ; il éveille à la doctrine des douze liens causaux ;
5) celui des bodhisattvas ; il conduit à l'état de bouddha par la pratique des six paramitas.

cinq voiles         Ngũ cái    Five coverings    五蓋     pañca āvaraṇāni
cinq voiles ou cinq obscurcissements (go-gai, 五蓋). Etats d'esprit qui empêchent l'apparition de l'attitude juste : l'avarice, la colère, l'indolence, l'instabilité émotive (excitation/dépression) et le doute. Le tantrisme voit les obscurcissements comme ce qui empêche la reconnaissance de la nature de l'esprit et des phénomènes et donne comme liste : le voile des émotions, le voile du karma, le voile des tendances fondamentales et le voile du connaissable.

colère         Sân khuể    anger    瞋恚    pratigha
colère [monde-état de] (shinni ou shin, 瞋恚・, dvesha, dosa) ou état d'asura. Quatrième des dix mondes-états et l'une des quatre voies mauvaises. Etat dominé par un soi égoïste qui n'a d'estime que pour lui-même et méprise les autres. Une personne dans cette condition est attachée à l'idée de sa propre supériorité et ne peut supporter d'être inférieure à d'autres en quelque domaine que ce soit.


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