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Illumination        Ngộ        悟    
illumination (satori, 悟). Compréhension soudaine d'une vérité spirituelle. Le terme est principamement employé dans le Zen. Le bouddhisme du Lotus lui préfère le terme de jobutsu, 成仏, atteinte de la boddhéité ou Eveil.



Illumination        Giác ngộ    Become enlightened    覺悟    
illumination (satori, 悟). Compréhension soudaine d'une vérité spirituelle. Le terme est principamement employé dans le Zen. Le bouddhisme du Lotus lui préfère le terme de jobutsu, 成仏, atteinte de la boddhéité ou Eveil.



Illusion        Vọng tưởng    forget thoughts, mistaken thought or conceptualization    妄想    vikalpa
impermanence des multiples mouvements        Chư hành vô thường    Whatever is phenomenal is impermanent.    諸行無常    Anityāḥ sarva-saṃskārāḥ
impermanence des multiples mouvements (sho gyo mujo, 諸行無常, anitya sarvasamskara). "Mouvements" est à prendre au sens le plus large, l'expression désigne ce qui se meut ou peut être mû, mais aussi toutes les notions que recouvre l'acte (pulsions, agissements, volition). Il faut envisager l'acte sous ses aspects physiques, mentaux et psychologiques, voire comme acte passé ayant une rétribution à produire. Les multiples mouvements désignent tout ce qui se produit (ui, le composé) c'est à dire ce qui naît, ce qui disparaît et ce qui change. Rien n'est jamais dans un état de stabilité et donc l'état dans lequel toute chose se présente est forcément transitoire et par-là même impermanent. Ce que le sens commun nous pousse à considérer comme de la matière apparaît à la lumière du bouddhisme comme des formes, des énergies et des processus. La profonde compréhension de l'impermanence permet de ne pas s'attacher aux phénomènes, aux pesonnes aux objets et conduit vers la libération.

Impermanent        Vô thường    Impermanent    無常    Anitya
Loi universelle qui s'applique à tous les phénomènes de l'univers. Tous les phénomènes qui sont apparus vont disparaître. La durée des phénomènes dépend des causes qui les font naître. Quand les causes disparaissent, les phénomènes disparaissent. L'appréciation de la durée est totalement subjective : toujours trop longue pour les phénomènes désagréables et trop courte pour ce qui est agréable. L’apparition et la disparition dans de nombreux cas est difficile à saisir. La rapidité de leur succession donne l’impression d’une parfaite continuité du corps et de l’esprit. Mais en fait cela pourrait être comparé à une mélodie qui est une succession de notes. La mélodie n'a pas d'existence en soi ; on dit qu'elle est non-substantielle. Elle a une réalité éphémère grâce au rapprochement momentané d'un certain nombre de notes. Mais on ne peut pas dire non plus que la mélodie n'existe pas, puisqu'elle a un effet sur nos sens. Ainsi le concept d'impermanence introduit la philosophie de la triple évidence (santai) : vacuité, temporalité, médianeté.

Impersonnalité        Vô ngã    Impersonality    無我    anātman, anātmaka, nirātman, ni-rātmika, nairātmya
Non-soi, impersonnalité

Inconcevable        Bất khả tư nghị        不可思議    Acintya
inconditionné        Vô vi    Non-active    無為    asaṃskṛta
inconditionné (mui ho, 無為, asamskrita) Ce qui n’est pas créé ; l’éternel, l’immuable, le pur. Ce qui est créé ou produit par des causes est impermanent, donc relié à la souffrance. Les facteurs inconditionnés font référence aux idéaux du bouddhisme : boddhéité, nirvana, Dharma atemporel. Au sens propre c'est le contraire de tout ce qui subit la loi de causalité, le conditionné, tous les phénomènes. Cependant certaines écoles emploient ce terme pour désigner un mode de vie détaché, "sans restrictions". Le Sarvastivada distingue trois catégories d'inconditionné : l'espace, la cessation de désirs terrestres et l'arrêt d'apparition des phénomènes par épuisement de leur cause.



infections         Lậu    Leak    漏    Āsrava
infections ou flux empoisonné(ro, asrava, asava). Attraction de l'âme par les objets du monde. Le sanskrit asruta signifie couler de, s'écouler. C'est le flux continuel d'illusions et de désirs qui proviennent des six racines (cinq sens + le mental). Ce terme est souvent associé à la sagesse qui peut être "infectée" par des pensées douloureuses nées des passions et à laquelle on oppose la sagesse pure, sans écoulement (anasrava) premier degré des dix étapes de sécurité auquel le bodhisattva parvient par la samadhi de la Fleur du Dharma (hokke sanmai). L'école Tian-Tai considère comme asrava l'ignorance (obscurité fondamentale) les désirs des sens (recherche de gratification), la soif d'existence (exacerbation du moi) et l'attachement à ses propres conceptions.

karma        Nghiệp    action    業    Karman
Energies potentielles dans le domaine intérieur de la vie qui se manifestent sous forme de résultats divers au cours des années à venir. Le mot sanskrit karma signifie à l'origine action, et le bouddhisme lui donne le sens d'actions mentales, verbales et physiques, c'est-à-dire les pensées, les paroles et les actes. Chaque action, bonne ou mauvaise, est une cause qui influence la vie d'un être. Cette influence est latente et se manifeste à l'occasion d'un stimulus externe. Se produit alors un effet correspondant. Selon ce concept, les actions passées donnent forme à la réalité présente, et les actions présentes déterminent le futur. C'est le karma formé dans les existences passées qui crée les différences avec lesquelles nous naissons dans ce monde. Selon le bouddhisme Mahayana, le karma latent est emmagasiné dans la conscience-alaya qui constitue une existence individuelle et qui passe par les cycles de la naissance et de la mort. L'idée de karma est antérieure au bouddhisme, mais le bouddhisme développa considérablement cette notion. Chaque personne est l'accumulation de ses actes. Mais contrairement à l'acception courante, le bouddhisme voit dans le karma non pas une destinée préétablie mais la production continue de ces actes qui se conditionnent les uns les autres. Selon le Kusha Ron de Vasubandhu, le karma résulte de quatre causes : 1) les désirs terrestres issus de l'obscurité fondamentale de la vie ; 2) un esprit de recherche pur envers le bouddhisme ; 3) les actions quotidiennes ; 4) ou profanes telles que tuer ses parents, etc.

Karma négatif        Ác nghiệp        惡業    Akusala
Actes, paroles et pensées malsains, néfatifs.

Karma positif        Thiện nghiệp        善業    Kusala
Actes, paroles et pensées bénéfiques, positifs.

La Coproduction conditionnée         Thập nhị nhân duyên        十二因緣    dvadaśāṅga-pratītya-samutpāda
La Coproduction conditionnée (pratîtyasamutpada en sanskrit, prononcer « prətī:tyə səmŭtpα:də », paticcasamuppāda en pāḷi) est le concept bouddhique de conditionnalité, de dépendance, de réciprocité.

Coproduction conditionnée est disponible sur Wikisource.D'après Christian Maès, une traduction plus correcte en français, devrait être : « coproduction conditionnelle », mais le terme « coproduction conditionnée » reste majoritairement utilisé. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ».

L'essentiel du concept réside dans la notion d'interdépendance. Ainsi, dans le bouddhisme, tous les phénomènes sont composés et inter-dépendants, que ce soient les objets physiques, les sensations, les perceptions, la pensée, la conscience. D'après le Bouddha, ces cinq « aliments » conditionnent le maintien de « l'existence des êtres vivants ». La coproduction conditionnée est valable pour toute chose, mais est souvent présentée pour expliquer l'origine de dukkha.

La coproduction conditionnée est un concept très étendu dans la littérature bouddhique, que ce soit au sein du Canon bouddhique ou dans les écritures et commentaires des différentes écoles, comme par exemple dans le Lalitavistara, texte du bouddhisme mahâyâna décrivant la vie du Bouddha et, notamment, sa découverte de la vérité de la conditionnalité au moment de son atteinte de l'éveil.

Il s'agit d'un concept théorique lié à une pratique, notamment celle de la méditation, se fixant pour but l'atteinte du nirvāna par l'observation des phénomènes tels qu'ils sont.
1. L'aveuglement, l'ignorance (s. avidyā, p. avijjā) ;
2. Les créations (formations, constructions) mentales (s. samskāra, p. sankhāra) ;
3. La conscience discriminante (s. vijñāna, p. vinnāna) ;
4. Le nom et la forme, les phénomènes physiques et mentaux (s., p. nāma-rūpa);
5. Les six « sphères » sensorielles (s. sadāyatana, p. salāyatana) ;
6. Le contact (s. sparśa, p. phassa) ;
7. La sensation (s., p. vedanā) ;
8. La soif (s. tṛṣna, p. tanhā);
9. L'attachement, l'appropriation (s., p. upādāna).
10. L'existence, le devenir (s., p. bhava).
11. La naissance (s., p. jāti).
12. La vieillesse et la mort : (s., p. jarā-maraṇa).

Le don        Bố thí    donation    布施     Dāna
Le don (fuse, 布, dana). Celui-ci peut être matériel et impliquer le renoncement à une partie de ses biens et de son confort. Mais il peut aussi concerner son corps ou même une partie de son corps comme l'attestent les nombreux exemples des sutras : don de sa peau, de sa chevelure, etc. Au plus haut degré le don s'applique à toute la vie : il s'agit non seulement des martyrs mais de tous ceux qui consacrent leur vie au Bouddha ; donner de son temps relève de cette catégorie.
On peut noter que le don envers les ascètes ou les mendiants est une pratique ancienne de l’Inde. Le Bouddha lui-même était un religieux qui quêtait sa nourriture et les premiers bouddhistes ont été des moines-bhiksu qui dépendaient pour leur subsistance des dons des laïcs. La tradition de ne pas remercier les donateurs perdure encore de nos jours car c'est pour ceux-ci une façon de s'approcher de l'Eveil. On considère que celui qui donne est le premier bénéficiaire de ce don.

les détresses impliquent l'éveil        Phiền não tức bồ đề        煩惱即菩提    
désirs [les] impliquent l’éveil ou les détresses impliquent l'éveil. (bonno soku bodai, 煩悩即菩提, 煩惱即菩提, fengnao ji puti). Principe fondamental de certains courants du bouddhisme du Mahayana et notamment des écoles qui se rattachent au Lotus. Selon ce principe, l'homme peut atteindre l'état de bouddha en transformant les illusions et les désirs terrestres en sagesse plutôt qu'en les supprimant. Selon la doctrine theravada, puisque ces désirs contribuent généralement à obscurcir la nature de bouddha et à faire obstacle à la pratique bouddhique, il faut les éliminer pour atteindre l'état de bouddha. Alors que selon le Sutra du Lotus, les désirs terrestres et l'Eveil ne sont pas différents dans leur essence. Il s'ensuit que l'Eveil n'est pas la suppression du désir, mais un état dont on peut faire l'expérience en transformant les désirs inhérents à la nature humaine. Le Sutra Fugen, (qui sert de conclusion au Sutra du Lotus) explique que "même sans éliminer leurs désirs terrestres ou nier les cinq désirs, les hommes peuvent purifier tous leurs sens et supprimer toutes leurs mauvaises actions." Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus révèle que l'état de bouddha contient les neuf autres états (bukkai soku kukai). Même après avoir atteint l'Eveil, le Bouddha conserve encore les neuf états propres au commun des mortels. En se fondant sur l'état de bouddha, les hommes créent la joie plutôt que la souffrance sans transformer leur nature essentielle.
"Les désirs s'identifient à l'Eveil " indique donc une caractéristique du processus de l'Eveil, c'est à dire l'instant où l'immense énergie contenue dans les désirs devient boddhéité. Le Sutra Vimalakirti, cité par Nichiren notamment, dit : "l'Eveil du Bouddha se trouve dans la vie humaine, montrant que de simples mortels peuvent devenir bouddha et que les souffrances de la naissance et de la mort peuvent se changer en nirvana". Le terme "s'identifier" (soku, ji) indique non seulement la non-dualité des passions et de l'Eveil mais leur identité atemporelle. Dans la réalité quotidienne il ne s’agit pas toutefois de confondre désir et Eveil, pas plus qu’il ne convient de confondre vie et mort.

Les dix tableaux d'élevage de buffles        Thập mục ngưu đồ    Ten Ox Herding Pictures    十牧牛圖    
Les dix tableaux de buffles représentent de différentes étapes d'un bouddhiste pour parvenir à l'état de l'éveil.

Il existe plusieurs catégories de tableaux, mais nous pouvons les classer en 2 principales catégories : celle présenté par la bouddhisme Mahāyāna et celle du Zen.

1 - Non discipliné
2 - Discipliné
3 - Attaché
4 - Tourné
5 - Apprivoisé
6 - Sans crainte
7 - Laisser-faire
8 - Tout oublié
9 - Tout seul
10 - Tout disparu

Les longs sutras         Trường A hàm kinh    Longer Āgama-sutra    長阿含經    Dīrghāgama
Les sutras des doctrines numériques         Tăng nhất A hàm kinh    Increased by One Āgama Sutras    增一阿含經    Ekottarikāgama
Les sutras moyens         Trung A hàm kinh    Middle Length Āgama Sutras    中阿含經    Madhyamāgama
Les sutras sur des sujets liés         Tạp A hàm kinh    Saṃyuktāgama    雜阿含經    Saṃyuktāgama

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