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Démon        A tu la        阿修羅    Asura
asura (ashura, 阿修羅). Dans les Veda, asura désigne "celui qui n'est pas dieu" ou qui est "hostile aux dieux". Les asura sont des démons, rivaux et ennemis d'Indra et des devas avec lesquels ils sont constamment en guerre. Les asuras vivent dans les océans, les typons, les turbulences atmosphériques alors que les devas habitent dans les palais célestes sereins. Asura signifie littéralement "privé d'ambroisie céleste". Ils ne connaissent pas la paix, vivent sans bonheur et sans joie. Leur orgueil les pousse à lutter sans cesse pour dominer les autres. Ils apparaissent sous diverses formes : nagas (esprits des eaux), yaksas (esprits de la terre), daityas (génies), danava (géants), dasyus (sauvages), kalakanjas (esprits stellaires), kalejas (démons du temps), khalins (massacreurs), nivata-kavacas (guerriers aux armures invincibles), pisacas (mangeurs de chair), raksasas (ombres de la nuit) et une multitude d'autres formes. Pour que le monde fonctionne correctement, il doit suivre des lois naturelles (dharma). Ces lois ne règlent pas seulement les évènements cosmiques ou astronomiques, elles ont des correspondances à tous les niveaux de l'existant, y compris, bien entendu, les sociétés humaines. Le rôle des asuras est de dérégler le fonctionnement harmonieux du monde. L'harmonie étant perturbée, l'intervention des devas devient nécessaire. Sur un plan individuel, les asuras sont les forces qui nous éloignent de l'état de bouddha. Ils représentent les puissants instincts, les attachements, les pulsions obscures et destructrices et même les vertus dans la mesure où celles-ci ligotent dans une situation vécue comme satisfaisante. Le bouddhisme les désigne comme l'une des huit catégories d'êtres inférieurs. Ils représentent le 4ème monde-état, celui de l'agressivité née de l'orgueil.

désirer peu, se rejouir d'un rien        Thiểu dục tri túc    Content with few desires    少欲知足    alpeccha saṃtuṣṭa
désirer peu, se rejouir d'un rien (shoyoku-chisoku, 少欲知足). Vertu préconisée pour les moines. Les écritures bouddhiques condamnent les moines qui recherchent la renommée et sont attachés aux plaisirs mondains. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus décrit les moines "aranyaka [...] qui mépriseront les hommes ; dans leur avidité d'offrandes lucratives, ils exposeront le Dharma afin d'être respectés du monde comme des arhats aux six pouvoirs mystiques".



Désirs terrestres         Phiền não chướng    Afflictive hindrances    煩惱障    Kleśāvaraṇa
Dharma        Pháp    Dharma    法    Dharma
L'ordre du monde. Le terme sanskrit vient d'une racine qui signifie "porter", "tenir". Il existe deux sens principaux :
1) L'enseignement du Bouddha, souvent traduit par Loi ou Doctrine. Généralement écrit avec une majuscule ; dans ce sens, on dit souvent Dharma du Bouddha ou Dharma bouddhique. Dans les textes de Nichiren, le terme est précisé par un verbe : enseigner le Dharma, écouter le Dharma, etc. Sinon Nichiren l'utilise pour indiquer la Réalité ultime.
2) Les phénomènes tels qu'ils nous apparaissent, "ce qui maintient sa propre identité" ; multiples dharmas = tous les phénomènes.
Mais dharma peut également signifier
3) Les objets de l'esprit.
4) Les règles : l'ordre moral qui oblige chacun à suivre son chemin ; prise de vœux spirituels.
5) Les traditions religieuses (ordre social).

Dix étapes de la foi        Thập tín    Ten grades of Bodhisattva faith    十信    
dix étapes de la foi (jisshin, 十信). Première section des cinquante-deux étapes qui inaugurent les pratiques de bodhisattva et qui sont liées au développement de la foi. Dans ces dix étapes, on élimine les illusions de la pensée et du désir qui accompagnent l'existence dans le monde des trois plans et dans les six voies L'école Tian tai ne reconnaît pas ces dix premières étapes.

dix étapes de la pratique        Thập hạnh        十行     
dix étapes de la pratique (jugyo, 十行). Troisième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes. Etapes 21 à 30.
Dans les dix étapes de la foi et les dix étapes de la sécurité, une personne a pour but son développement personnel. Dans les dix étapes de la pratique, elle se consacre à des actions altruistes. Selon le sutra Bosatsu Yoraku Hongo, il s'agit de :

21) La joie de la connaissance (kangi, 歡喜, pramudita) La consécration amène une joie surabondante. C'est la joie de servir, dans laquelle une personne prenant conscience de la non-substantialité de tous les phénomènes rend les autres heureux en leur offrant tous ses biens.
22) Le partage de la joie (nyoyaku, 饒益, anusasana). Cette joie se transmet aux autres. C'est l'étape de la pratique bénéfique dans laquelle une personne instruit constamment les gens et leur procure des bienfaits.
23) L’absence de rejet (muigyaku, 無違逆) On n'éprouve plus envers autrui ce sentiment d'altérité qui dans bien des cas engendre la répulsion ou l’agressivit. C'est l'étape du refus d'offenser, dans laquelle une personne s'engage dans la pratique de l'endurance et se libère de la colère en n'offensant jamais les autres. Egalement appelée étape de l'absence de ressentiment.
24) L’inaliénable (mukutsu, 無屈撓). Stabilité de l’attitude du bodhisattva. C'est l'étape de l'assiduité sans limite, dans laquelle une personne poursuit sa pratique honnêtement pour sauver les autres quelles que soient les difficultés qu'elle rencontre.
25) L’absence de confusion (muchiran, 無癡亂). Intelligence qui préside aux actions du bodhisattva et sa volonté de ne pas accroître la confusion régnante. L'étape de l'esprit clair, dans laquelle une personne n'est pas arrêtée par les illusions ou l'ignorance.
26) Le manifesté (zengen, , svabhimukhi). Apparence agréable du bodhisattva due son amour du bien. L'étape de l'apparition dans la terre de bouddha.
27) L’ouverture du coeur (mujaku, 無著, asanga). Le bodhisattva n’est plus dépendant des attachements émotifs ou intellectuels. L'étape de la libération des attachements, dans laquelle une personne n'est liée à aucune des deux croyances en l'existence et en la non-substantialité.
28) L'acquisition difficile (nantoku, 難得). Le bodhisattva manifeste dans son activité les exceptionnelles qualités qu’il a pu développer. L'étape de l'accomplissement de bonnes causes inacessibles, dans laquelle une personne conduit sa pratique à la perfection en accumulant des mérites difficiles à acquérir. Egalement appelée étape des louanges, dans laquelle une personne fait l'éloge des paramita parmi tous les êtres et les encourage à les acquérir.
29) Le dharma du bien (zenho, , sadhudharma). Les doctrines que le bodhisattva enseigne sont bénéfiques aux êtres. L'étape de l'enseignement du dharma, dans laquelle une personne expose le Dharma aux autres et le protège ainsi.
30) Le réel (shinjitsu, 眞實, bhuta). Le bodhisattva s’éveille à la compréhension de la voie du milieu.


Dix forces        Thập lực    Ten powers    十力    Daśa balāni
Dix forces ou dix pouvoirs des bouddhas:
1. Connaître ce qui est fondé (les faits) et ce qui ne l'est pas (illusion ou fiction)
2. Connaître les résultats du karma
3. Connaître les diverses aspirations des êtres
4. Connaître les divers tempéraments des êtres
5. Connaître les diverses facultés (capacités intellectuelles) des êtres
6. Connaître toutes les voies et leurs buts
7. Connaître les concentrations méditatives, les libérations, les recueillements et égalisations ainsi que les phénomènes souillés et les phénomènes totalement purs.
8. Connaître les existences antérieures
9. Connaître la mort des êtres et leur renaissance
10. Connaître comment l'on parvient à l'épuisement des souillures ou écoulements.

Dix mauvaises actions        Thập ác nghiệp    ten evil deeds    十惡業    daśa akuśala-karmāni
dix mauvaises actions (ju-aku, 十悪). Actions énumérées dans le Kusha Ron : les trois mauvaises actions physiques (tuer, voler, commettre l'adultère) ; les quatre mauvaises actions verbales (mentir, flatter, diffamer et être de mauvaise foi), et enfin les trois mauvaises actions mentales (avidité, orgueil-colère et ignorance) voir dix préceptes.

Dix modalités d'expression de la vie        Thập như thị    The ten essential qualities    十如是    
dix modalités d'expression de la vie (ou dix Ainsi, ju nyoze 十如是, shi rushi). Principe extrait de la première partie du chapitre des Moyens du Sutra du Lotus, dans la traduction de Kumarajiva, mis en exergue par Zhiyi. Ce principe constitue l'un des trois facteurs permettant d'aboutir au nombre trois mille dans le système d'ichinen sanzen (Une pensée - 3000). L'extrait du chapitre des Moyens est le suivant : "Ce n'est qu'un Bouddha avec un autre Bouddha qui peut élucider parfaitement l'aspect réel des dharma. Ce qui signifie que pour tous les dharma
Ainsi est l'aspect (so) [apparence]
Ainsi est la nature (sho) [nature]
Ainsi est l'entièreté ou corps-esprit (tai) [entité]
Ainsi est l'énergie, la potentialité (riki) [pouvoir]
Ainsi est l'activité, la production, énergie manifestée (sa) [influence]
Ainsi est la cause latente (in) [cause interne, cause latente]
Ainsi est la condition (en) [cause externe]
Ainsi est l'effet (ka) [effet latent]
Ainsi est la rétribution (ho) [effet manifeste]
Ainsi est la globalité de 1'origine jusqu'à la fin (principe qui maintient toutes ces ainsités en parfaite harmonie) (hon maku kyo to)" [cohérence du début jusqu'à la fin]
N.B. : entre crochets la traduction employée par la Soka Gakkai.
Lorsque l'on dit "ainsi est l'aspect, ainsi est la nature", une des lectures possibles est que le monde nous apparaît comme étant un aspect, une nature, etc. Cela ne signifie pas qu'il soit un aspect, une nature, etc. Dans la combinatoire avec les dix mondes qui entre dans le calcul du nombre 3000, dans l'expression ichinen sanzen (Une pensée trois mille), cela signifie que chacun des dix mondes se manifeste comme un aspect, une nature, une corporéïté, etc. Par exemple, le monde des hommes possède dix modalités d'expression qui lui sont propres et caractéristiques et qui diffèrent de celles des animaux ou des dieux. Ces dix modalités caractérisent ce monde, le différenciant des neuf autres mondes.

Dix mondes-états        Thập giới    The ten essential qualities    十界    
dix mondes-états (jikkai, ou ju-hokkai 十界). Abréviation de dix mondes de dharma. Classification établie par Zhiyi, qui distingue dix sortes de "mondes" auxquels appartiennent chacun des êtres : le monde de l'enfer, le monde des esprits affamés, le monde des animaux, le monde des asura, le monde des hommes, le monde des esprits célestes (ou ciel), le monde des auditeurs-shravakas, le monde des pratyekabuddhas (Eveil pour soi), le monde des bodhisattvas, le monde des bouddhas.
Dans les enseignements d'avant le Sutra du Lotus ces "mondes" sont fixes et il est impossible de passer de l'un à l'autre sans renaître, c'est le cycle des vies et morts (samsara). L'existence du simple mortel se perpétue dans les six premiers mondes, et seules les pratiques bouddhiques permettent d'échapper à ces "six voies" pour arriver aux "quatre voies saintes", qui sont les quatre derniers mondes.
L'analyse du Sutra du Lotus fait apparaître que ces dix mondes sont en fait dix états inhérents à la vie et qu'ils se manifestent en réponse à l'interaction entre soi et l'environnement, selon la loi de causalité. De plus, ces dix états se contiennent mutuellement (jikkai gogu). Ainsi l'avidité est grosse de la souffrance (enfer), de l'animalité, de la colère, de la soif d'étudier, de la soif de s'élever spirituellement, etc. Toutes ces potentialités s'expriment au travers des dix ainsi (nyoze) et s'inscrivent dans un espace, une existence (goon) et l'espèce (voir trois domaines). L'ensemble explicite donc qu'à chaque instant de vie il existe 3000 potentialités. C'est la théorie d'ichinen sanzen (une pensée - 3000), point de vue totalement révolutionnaire puisqu'il proclame la possibilité de devenir bouddha dès cette vie.

Dix pouvoirs de Bouddha        Như lai thập lực    Ten powers of Budha    如來十力    Daśa balāni
Voir "Dix forces"

dix pouvoirs supranaturels du bouddha         Thập thần lực        十神力    
dix pouvoirs supranaturels du bouddha (ju-jinriki, 十神力). Pouvoirs dont il est question dans le chapitre XXI du Sutra du Lotus et commentés par Zhiyi. Le terme "supranaturel" est à prendre au sens allégorique ou psychique.
1) Le Bouddha tire une longue et large langue pour atteindre le séjour de Brahma. Ce qui indique la véracité de ses paroles.
2) Son corps irradie une lumière multicolore qui éclaire les mondes des dix directions. La sagesse du Bouddha pénètre partout.
3) De sa poitrine s'échappent des sons qui atteignent les mondes des Dix directions. Il révèle la totalité de la réalité ultime.
4) Il émet des claquements de doigts qui sont perçus dans les mondes des Dix directions.
5) Les mondes des Dix directions sont ébranlés de six façons différentes. C'est l'élimination des illusions par les six niveaux de pratique, exposés dans les 52 étapes de pratique du bodhisattva : dix étapes de la foi, dix étapes de sécurité, dix étapes de la pratique, dix étapes de dévotion, dix étapes de développement, Eveil d'indifférenciation (togaku), Eveil merveilleux (myogaku). C'est également la purification des six racines.
Les 5 premiers pouvoirs supranaturels sont destinés aux personnes présentes lors de la Grande Assemblée. Les cinq suivants s'adressent aux personnes après la disparition du Bouddha.
6) Tous les êtres des Dix directions ont la vision de la Tour aux Trésors et s'en réjouissent.
7) Tous les esprits célestes proclament à haute voix que le Bouddha expose l'enseignement du Grand Véhicule, le Sutra du Dharma merveilleux, et qu'il convient de faire des offrandes au Bouddha. Dans l'avenir c'est ce sutra qu'il faudra diffuser largement.
8) En entendant cela tous les êtres des Dix directions se convertissent et deviennent des disciples du Bouddha.
9) Les êtres répandent divers trésors dans le monde saha et ces trésors forment un joyau immense qui s'étend sur tous les bouddhas de l'Assemblée.
10) La distinction entre les différents mondes disparaît et il ne reste que la Terre de Bouddha.
Le Hokke Mongu Ki affirme que les cinq premiers des dix pouvoirs supranaturels furent exposés pour le bien des êtres au temps de Shakyamuni, et les cinq derniers pour le bien de ceux qui viendront après sa mort. Cependant, dans le Kanjin no Honzon Sho, Nichiren les interprète tous comme ayant été exposés pour le bien de ceux qui apparaîtront dans le futur parce que le chapitre Jinriki* (XXI) transmet l'essence du Sutra du Lotus qui doit être propagé à l'époque des Derniers jours du Dharma.

Dix-huit domaines         Thập bát giới    The eighteen dhātu    十八界    aṣṭādaśa dhātavaḥ
dix-huit domaines (ju hachikai, 十八界, dhatu) Classification des phénomènes porteurs de la relation cause à effet faite selon une vision analytique des facultés cognitives.
1) Six objets des sens (six objets, rokkyo) : formes, sons, odeurs, goûts, textures, phénomènes mentaux
2) Six facultés des sens (six racines, rokkon) : facultés de l'œil, de l'oreille, du nez, de la langue, du corps, du mental
3) Six consciences (six consciences correspondantes, rokushiki) : instances de l'appréhension des objets ; conscience de l'œil, conscience de l'oreille, conscience du nez, conscience de la langue, conscience du corps, conscience mentale.

Doctrine suprême        A tỳ đạt ma        阿毘達磨    Abhidharma
Une des trois parties du "canon bouddhique". Son nom complet Abhidharmapitaka signifie "Corbeille contenant la doctrine bouddhique". (Dharma signifie la Loi ou la vérité et abhi, "vers "en direction de" ou "sur"). L'Abhidharma apparaît après la division du bouddhisme en Mahayana et Theravada. C'est un recueil de textes portant sur l'éthique, la psychologie et l'épistémologie et destinés à servir de support à la méditation bouddhique. Il ne s'agit pas des enseignements du Bouddha mais de points de vue de ses disciples et d'éminents érudits. En savoir plus sur l'Abhidharma; voir également Tripitaka (trois corbeilles).

Don / Donateur - Dana        Đàn na    Donate    檀那    Dāna
Donner, faire une offrande, encore appelé faire l'aumône (Đàn Việt).
Le donneur, la personne qui fait l'offrande c'est à dire le donateur. La personne qui fait l'aumône, l'offrande va surpasser l'océan de pauvreté, d'où le mot "Đàn Việt". Dans ce mot, "Đàn" vient du mot Sanskrit Dana; "Việt" est d'origine chinoise, au sens de surmonter. "Đàn Việt" signifie que c'est grâce aux dons que l'on peut surmonter la pauvreté, la souffrance et atteindre la libération.
Développer l'esprit de lâcher-prise peut anéantir l'avarice et la convoitise, cela s'appelle Dana.

Don de courage        Vô úy thí    Gift of fearlessness    無畏施    Abhayadãna
douze entrées        Thập nhị xứ    twelve sense fields    十二處    dvādaśa āyatanani
douze entrées (douze places, juni nyu, juni sho, 十二入, dvadasa ayatana). Le terme sanskrit ayatana est composé de a-yat entrer et ana le lieu, la chose. Il désigne donc à la fois le seuil (le lieu où s’effectue l’entrée) et ce qui entre (les données entrantes). Le Kusha Ron donne comme définition "porte d’arrivée ou de naissance de la pensée et des mentaux".
On distingue six entrées internes (roku naisho, liu neichu) que l'on appelle les six racines (cinq organes des sens + le mental) et six entrées externes (roku gesho, liu waichu), les six lieux (rokkyo, liujing) ou six environnements pour utiliser un terme plus actuel.
1) entrée de l'œil - entrée des couleurs
2) entrée de l'ouïe - entrée des sons
3) entrée du nez - entrée des odeurs
4) entrée de la langue - entrée des goûts
5) entrée du corps - entrée des contacts
6) entrée du mental - entrée des dharma
A chacune des entrées internes (ou racines) correspond une entrée externe (ou lieu). La concordance entre chacune des racines et le lieu qui lui est relatif, par exemple entre la langue et les goûts, est à l'origine de l'ensemble des systèmes de la perception et de la connaissance.

douze procédés         Thập nhị bộ kinh    twelve divisions of the Buddhist canon    十二部經    dvādaśāṅga-buddha-vacana
Formes stylistiques de l'enseignement du Bouddha (navaigabuddhasasana) ; classification theravada

1) sutra (sutta, shutara ou kaikyo) - au sens littéral trame (d'un tissu) : sermon ou prêche du Bouddha, souvent sous forme d'un dialogue entre le Bouddha et un ou plusieurs disciples. Les sutras se caractérisent par leur volume et l'importance d'un contenu systématisé.

2) geya (geyya, giya ou juju) : versets qui réitèrent les idées déjà exposées dans la prose ; texte alternant vers et prose ; sutra qui comporte des gatha

3) vyakarana (veyyekarana, wagara ou juki) - littéralement réponse. Dans la Mahayana, les annonces faites par le Bouddha sur les vies futures de tel ou tel disciple, son nom de bouddha et le lieu de son futur Eveil.

4) gatha (kada ou kokiju) : versets contenant des idées qui ne sont pas contenues dans la prose d’un sutra.

5) udana (udana ou jisetsu) : littéralement "sortie" 2 sens très différents a) - exclamation, généralement dans les parties versifiés, provoquée par des émotions particulièrement fortes, négatives ou positives b) exposition du Dharma par le Bouddha sans qu’il y ait eu de question de la part de ses disciples.

6) nidana (nidana ou innen) : récit d’évènements du passé expliquant l’état présent d’une personne.

7) avadana (ahadana ou hiyu) : exposition du Dharma au travers de paraboles

8) ityuktaka ou itivattaka (itivuttaka) : 2 sens très différents a) textes qui commencent par "ainsi ai-je entendu" ou ainsi (iti) cela a été dit (uktam) par le Bouddha b) (iteimokuta ou honji) récits des vies passées des disciples du Bouddha.

9) jataka (jataka ou honsho)- récits canoniques des vies antérieures du Bouddha

10) vailpulya (bibutsuryaku ou hoko) : exposition des principes de vérité in extenso

11) adbhuta dharma (abbhuta dhamma (abudatsuma ou mizo-uho) : récits des prodiges réalisés par le Bouddha grâce à ses pouvoirs supranaturels

12) upadesha (ubadaisha ou rongi) : discussions sur la doctrine, souvent sous forme de questions et de réponses D'autres sources donnent 12) - vaidalya (veddalla) qui viendrait de vidala, déchiré, élargi, fragmentaire ; texte composé d'éléments disparates.

Dronodana        Hộc phạn vương        斛飯王    Droṇodana
Dronodana. Dhotodana (Kokubonno, 斛飯王). Un jeune frère de Shuddhodana, le père de Shakyamuni. D'après certaines sources, il serait le père de Devadatta et Ananda, et c'est ainsi que le considère Nichiren. Mais selon d'autres sources, il serait le père de Mahanama et Aniruddha, autres cousins de Shakyamuni.

enfants de bouddha        Phật tử    Son of Buddha    佛子    buddha-putra
enfants de bouddha (busshi, 仏子). Disciples du Bouddha. Dans les sutras, ce terme s'applique particulièrement aux bodhisattvas. A partir du Sutra du Lotus il désigne tous les êtres, en ce qu' ils possèdent potentiellement la nature de bouddha.


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