Từ điển Phật học

Chủ trương
Thích Nguyên Lộc

Biên tập
Thích Nguyên Hùng
Viên Lợi
Tuệ Lạc


Chùa Vạn Hạnh
3 rue du Souvenir Français
44800 Saint Herblain
Email vanhanh@vanhanh.fr
Site http://www.vanhanh.fr

 Recherche par mot

Tiếng Việt
Français
English
中文
Sankrit,Pali

 Recherche par lettre
a b c e f g h i 
j k l m n o p q 
r s t u v w x y z 

 Recherche par genre:
BouddhasSûtrasNoms-LieuxTermes

Bilingue
VN-FRVN-ENVN-CHFR-VNFR-ENEN-VNEN-FR
Page : 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13 

Bouddha nature         Phật tính    Buddha-nature    佛性    Buddha-dhātu
bouddha [nature de] (bussho, 仏性 buddhadhatu ou buddha-gotra ou buddhat). La cause interne ou la potentialité qui permet d'atteindre l'état de bouddha On l'appelle aussi la semence de l'état de bouddha ou la matrice de l'Ainsi-Venu (nyoraizo, tathagata garbha). Le Mahayana estime généralement que tous les hommes possèdent de manière inhérente la nature de bouddha, bien qu'elle puisse être obscurcie par les illusions et un mauvais karma. Tout au long de l'histoire du bouddhisme, la nature de bouddha a donné lieu à de multiples explications et débats, sur le fait de savoir si elle était ou non inhérente à tout être humain. L'école Tian tai affirme que chacun est doté des trois potentialités qui caractérisent la nature de bouddha et peut donc atteindre l'Eveil. L'école Hosso enseigne la théorie des cinq natures, qui veut que chacun naisse en étant par nature contraint d'appartenir à l'un des cinq groupes suivants : ceux qui sont destinés à devenir bodhisattva, ceux qui connaîtront l'Eveil personnel, ceux qui sont destinés à l'étude, un groupe indéterminé et ceux qui ne pourront devenir ni bodhisattva, ni auditeur-shravaka, ni pratyekabuddha. Seuls ceux qui sont destinés à devenir bodhisattva et le groupe indéterminé peuvent atteindre la boddhéité. Le bouddhisme de Nichiren enseigne que tous les êtres humains sans exception peuvent manifester leur nature inhérente de bouddha.

Bouddha Shākyamuni         Phật Thích Ca Mâu Ni    Sākyamuni Buddha    釋迦牟尼    Sākyamuni Buddha
Fondateur historique du bouddhisme, vécut au VIe siècle avant l'ère chrétienne.
Il est né à Kapilavastu (Sud du Népal), de la reine Māyādevī et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des guerriers-aristocrates).

Bouddhisme        Phật giáo        佛教    Buddhaśāsana
Le bouddhisme est une parmi des plus grandes religions.
Le bouddhisme est issu des enseignements de Siddhārtha Gautama (l'« éveillé »), considéré comme le Bouddha historique.

Brahma        Phạm thiên    brahma heaven    梵天    Brahmā、Brahma-deva
Dieu suprême du panthéon brahmanique. C'est l'aspect créateur et en tant que tel indissociable de Vishnu, le préservateur et Shiva, le destructeur. Ces trois Dieux majeurs existent l'un par l'autre, proviennent l'un de l'autre et se fondent l'un dans l'autre de par leur nature même. Cette trinité régit le rythme ternaire du monde : toutes choses naissent, vivent et se maintiennent un temps, puis disparaissent. Repris par le bouddhisme comme divinité protectrice, il règne sur le premier des quatre ciels de méditation dans le monde de la forme.
Brahama est à distinguer du "Brahman", principe immuable dont Brahma est la manifestation.

Brahmane        Bà la môn     Brahman    婆羅門    Brāhmaṇa
Les brahmanes font partie des castes supérieures en Inde. Ce sont les hommes les plus importants, très respectés. Ils sont les prêtres, les enseignants et les hommes de loi. Plus généralement, un brahmane est un homme de lettres disposant de connaissances importantes.

Caché        Ẩn mật    Secret    隱密    
calomnier le Dharma bouddhique         Phỉ báng chính pháp        誹謗正法     saddharma-pratikṣepa
dénigrer ou calomnier le Dharma bouddhique ou le croyant du Sutra du Lotus (hobo, 謗法 ou hibo shoho, 誹謗正法). Dans l'enseignement de Shakyamuni, le Dharma correct est le Sutra du Lotus qui contient le Véhicule suprême, l'enseignement qui conduit à l'état de bouddha. Le chapitre III (Parabole) du Sutra du Lotus dit : "Celui qui refuse de croire en ce Sutra et au contraire le calomnie, détruit immédiatement les graines qui lui permettraient de devenir un bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici. "Zhanlan définit 14 facteurs (jushi-hobo) qui conduisent au dénigrement du Dharma. Nichiren définit le Dharma correct ou le Véhicule suprême contenu dans le Sutra du Lotus comme Namu Myoho Renge Kyo et le concrétisa sous la forme du Gohonzon, objet de vénération permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers Jours du Dharma. De ce point de vue, calomnier le Dharma correct signifie calomnier le Gohonzon. Dans un sens plus large, cela inclut la croyance en des enseignements qui vont à l'encontre du Dharma correct du Sutra du Lotus ainsi qu'à tout ce qui détruit les Trois trésors.

Caractéristique particulière        Biệt tướng    Distinctive characteristics    別相    bheda
causalité         Nhân quả    cause and effect    因果    hetu-phala
Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîneà son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux
En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappeà la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout éveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.


causalité         Nhân quả ứng báo    cause and effect    因果應報    hetu-phala
Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîneà son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux
En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappeà la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout éveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.


Ciel de Lumière        Quang âm thiên    Light Sound heaven    光音天    Ābhassara-deva
L'un des 18 ciels de la forme, le plus haut des trois ciels dans le deuxième ciel de méditation. Ses habitants communiquent en émettant des rayons de lumière qui fonctionnent comme autant de paroles.

Cinq agrégats        Ngũ uẩn    Five aggregates    五蘊    Pañca Skandha
Les cinq agrégats représentent les cinq constituants de ce qui est communément appelé : une personne, un être. Ils sont alors les agrégats d'attachement, les choses auxquelles s'attache celui qui croit en "son" existence.

Agrégats peuvent également désigner la totalité de l'univers, l'ensemble de tous les phénomènes conditionnés.

Les 5 agrégats sont:
1. La forme, Rūpa
2. Les sensations, Vedanā
3. Les perceptions, Samjñā
4. Les formations volitionnelles, Samskāra
5. La conscience, Vijñāna, qui est à la base d'une croyance en la dualité sujet/objet.


cinq désirs         Ngũ dục    five desires    五欲    pañca kāmāḥ
1) (go-yoku, 五欲, kamaguna). Pulsions de possession provenant du contact des cinq organes des sens (les yeux, les oreilles, le nez, la langue et la peau) avec les cinq objets sensoriels (la forme, le son, l'odeur, le goût et la texture).
2) Les désirs de richesse, d'amour sexuel, de boissons et nourritures, de renommée et de sommeil.

Cinq forces        Ngũ lực    five powers    五力    pañca balāni
cinq forces mystiques(go-riki, 五力, pancabalani). Forces qui permettent de vaincre les cinq troubles (go-joku) sur la voie de l'Eveil. L'obtention de ces cinq forces n'est possible qu'après la purification des cinq racines (yeux, oreilles, etc.)
1) la force de la foi : shinriki - la foi en l'enseignement du Bouddha qui permet de détruire les doutes et éviter les enseignements erronés ;
2) la force de la décision, shojinriki, la vigilance ininterrompue du corps et de la conscience ;
3) la force de la pensée, nenriki, la conviction qui aide à détruire les errements ;
4) la force de la concentration, joriki, concentration de la conscience dans laquelle les réflexions quotidiennes et parasites sont écartées ;
5) la force de la connaissance, eriki, grâce à laquelle les illusions et les erreurs de pensée sont éliminées. Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus, récité lors du Gongyo, en parle comme de "pouvoirs secrets et divins" zin ju shi riki. Ces forces sont à distinguer des cinq pouvoirs surnaturels et des dix pouvoirs supranatureles du bouddha


cinq forfaits        Ngũ nghịch    five heinous crimes    五逆    pañcānantarya
cinq forfaits (go-gyaku, gogyakuzai, 五逆・五逆罪), également traduit par cinq crimes ou cinq fautes cardinales. Selon les textes et les périodes d’enseignement, la liste des cinq forfaits varie. L’Abhidharma donne la liste suivante : tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha). Ces cinq forfaits sont les plus lourds, commettre l’un d’entre eux est cause de damnation immédiate. Ils sont donc appelés les cinq actes sans rémission (go mukengo, 五無間業, panca anantarya karman).

cinq impuretés ou cinq troubles        Ngũ trược    five defilements    五濁    pañca kaṣāyāḥ
cinq impuretés ou cinq troubles (go-joku, 五濁, panca kachaya) Impuretés de l'époque, du désir, des personnes, de la pensée et de la vie elle-même. Elles sont mentionnées dans le chapitre Hoben* (II) qui dit que le Bouddha apparaît à une époque mauvaise, souillée par les cinq impuretés. Ces cinq troubles sont :
1) les troubles de l’âge cosmique ou afflictions propres au kalpa (kojoku, 劫濁, kalpa kachaya), troubles générés par les quatre troubles suivants et affectant de façon qualitative une longue période de temps ; l'impureté de l'époque comprend la guerre et d'autres perturbations de l'environnement social et naturel ; 2) les troubles des passions (bonnojoku, 煩惱濁, klesa kachaya) qui manifestent l’égarement et l’obscurité fondamentale et sont engendrés par les trois poisons (sandoku) : la convoitise (ton), la colère (jin) la stupidité (chi), auxquels on ajoutent l'arrogance (man) et le doute (gi) ; 3) les troubles des êtres (shujojoku, 衆生濁, sattva kachaya) : déclin physique et spirituel des êtres humains ; la dégénéressence des êtres entraine celle de la société ; 4) les troubles des vues (kenjoku, 見濁) : cinq erreurs qui affectent le jugement ;
- les conceptions du corps (shinken) : croyance en un "moi" alors que tout est impérmanent ; - les conceptions extrêmes (henken) : croyance en des concepts-outils qu'on peut manipuler en philosophie alors qu'ils n'ont pas de définition précise ; - les conceptions fallacieuses (jaken) qui nient les concepts de base du bouddhisme tels que la production conditionnée ; - les conceptions d'apprénesion (kenjuken) : tenir pour bon ce qui est mauvais, pour juste ce qui est faux, etc. ; - les conceptions liées aux commandements (kaigonjuken) et qui consistent à accepter des dogmes sur l’origine du monde, sur l’acquisition du savoir ou sur d’autres sujets fondamentaux et religieux. Ces troubles reprennent les doutes que le Bouddha exprimait vis-à-vis des autres doctrines de son temps ou des notions communes ; 5) les troubles de la durée de la vie (myojoku, 命濁) : existence désordonnée qui en raccourcit la durée.
Selon Zhiyi, les plus graves des cinq sont les impuretés de la pensée et du désir qui engendrent l'impureté des êtres et celle de la vie. Celles-ci, à leur tour, font naître l'impureté de l'époque. Voir également défilements (bonno, klesha), terme générique des cinq impuretés.

cinq méditations        Ngũ đình tâm quán    five meditations and four bases of mindfulness    五停心觀     
Méditation 1) sur l'impureté du corps afin de briser l'attachement à ce qui est impermanent ; 2) sur la compassion envers tous les êtres ; 3) sur l'origine interdépendante (production conditionnée) ; 4) sur la distinction entre le bien et le mal ; 5) le contrôle de la respiration : cette méthode consiste à compter les mouvements respiratoires pour calmer son esprit dans un but de contemplation.


cinq passions illusoires         Ngũ độn sử    five afflictions that affect beginning practitioners    五鈍使    pañca-kleśa
L'avidité, la colère, la stupidité, l'arrogance et le doute. Les illusions du monde des trois plans. Elles sont expliquées dans le Kusha Ron. Dharmapala, lettré indien de la doctrine Rien-que-conscience, les inclut, avec les cinq points de vue erronés, dans une liste des dix désirs terrestres fondamentaux, et Zhiyi les range parmi les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions.

cinq points de vue erronés        Ngũ lợi sử    five afflictions of advanced practitioners    五利使    pañca-dṛṣṭayaḥ
Cinq des dix désirs terrestres fondamentaux tels que les énumère Dharmapala, maître indien de la doctrine Rien-que-conscience, dans le Joyuishiki Ron. Zhiyi les inclut dans les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions. Soit : 1) Bien que le corps ne soit rien de plus qu'une union temporaire des cinq agrégats, l'être humain se considère à tort comme absolu, et, bien que rien dans l'univers ne puisse lui appartenir, il considère toujours à tort que tout ce qui l'entoure lui appartient ; 2) il croit que sa vie et celle des autres finiront avec la mort ou qu'elles se poursuivront sous une forme éternelle telle que l'âme ; 3) il ne reconnaît pas la loi de cause et effet ; 4) il adhère si fanatiquement à ses erreurs de jugement qu'il prend pour supérieur ce qui est inférieur et 5) il considère les pratiques ou préceptes erronés comme la véritable voie qui mène à l'Eveil.


Cinq préceptes        Ngũ giới    Five precepts    五戒    Pañca śīlāni
cinq préceptes (go-kai, 五戒). Préceptes de base que doivent observer les croyants laïques. Il s'agit de : 1) ne pas tuer ; 2) ne pas voler ; 3) ne pas commettre d'acte sexuel illicite ; 4) ne pas mentir ; 5) ne pas consommer de produits intoxicants.


Page : 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13