Từ điển Phật học

Chủ trương
Thích Nguyên Lộc

Biên tập
Thích Nguyên Hùng
Viên Lợi
Tuệ Lạc


Chùa Vạn Hạnh
3 rue du Souvenir Français
44800 Saint Herblain
Email vanhanh@vanhanh.fr
Site http://www.vanhanh.fr

 Recherche par mot

Tiếng Việt
Français
English
中文
Sankrit,Pali

 Recherche par lettre
a b c e f g h i 
j k l m n o p q 
r s t u v w x y z 

 Recherche par genre:
BouddhasSûtrasNoms-LieuxTermes

Bilingue
VN-FRVN-ENVN-CHFR-VNFR-ENEN-VNEN-FR
Page : 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13 

arrogance        Ngã mạn    identity    我慢    Asmimāna
Sentiment d'être supérieur aux autres, ce qui obscurcit le jugement et freine l'Eveil. Le bouddhisme distingue sept, huit ou neuf types d'arrogance. Un certain nombre de figures représentant l'arrogance apparaissent dans les sutras, tels les cinq mille personnes arrogantes dans le Sutra du Lotus et le brahman Grand-Arrogance. Des expressions telles que "la bannière de l'arrogance" y sont également fréquentes.

arrogance        Mạn    identity    慢    Asmimāna
Ascétisme        Khổ hạnh    Ascetic    苦行    Duṣkara-caryā
L'ascèse est une discipline volontaire du corps et de l'esprit cherchant à tendre vers une perfection.
Bouddha pratiqua les austérités, l'ascétisme. Mais frôlant la mort, en réchappant de justesse, il abandonna également ces pratiques (ses compagnons d'alors comprirent ce revirement comme abandon, défaite, et le laissèrent seul).
Ce n'est qu'après que Gautama Bouddha aurait atteint l'illumination, le nirvāna. Le premier sermon du Bouddha annonce cette voie du milieu entre matérialisme et auto-destruction.

Aspect de la pure ainsité         Đệ nhất nghĩa đế    Absolute truth    第一義諦    paramārtha-satya
aspect de la pure ainsité (jissoshin nyo, 實相眞如). Concept élaboré par Zhiyi pour qui la réalité apparaît sous une triple évidence harmonieuse (enzoku santai) : évidence de la vacuité, kutai, évidence de la temporalité ketai, et évidence du milieu chutai. Plusieurs concepts caractéristiques de la pensée indienne sous-tendent cette vision de l'univers. L'observation de l'univers met en évidence l'impermanence de tous les phénomènes. La vie, telle que nous la percevons est indissolublement liée au temps et au changement incessant. Il en découle la notion de la non-existence d'une nature propre (entité immuable). Et à l'inverse est mise en évidence la production conditionnée, enchaînement de causes créant des effets qui sont eux-mêmes des causes de nouveaux effets. Par ailleurs, alors que l'Occident cherche l'absolu dans une transcendance, un Dieu créateur, l'Orient, refuse toute idée d'un commencement absolu, d'une création du monde. S'il y a un Dieu, qui l'a créé ? S'il s'est créé tout seul cela signifie que l'univers aussi peut se créer tout seul. C'est le principe de l'immanence. Les querelles de la scolastiques occidentale qui cherchent à définir transcendance et immanence et à les opposer sont étrangères au Mahayana : les choses existent "par elles-mêmes". Mais en même temps elles n'existent pas "en elles-mêmes" mais seulement dans une relation interdépendante. Dire d'un fait qu'il est "tathata", "ainsi" c'est affirmer qu'il n'a pas été créé par un être transcendant. Le Dharma est "ainsi", le véritable aspect des phénomènes est "ainsi", le principe de causalité est "ainsi". Le Bouddha est l'Ainsi-Venu, nul ne l'a envoyé. La pure ou parfaite ainsité (nyonyo, 如如, tathata) est le monde tel qu'il est vécu par les bouddhas qui, tout en étant dans le monde, le perçoivent comme a-temporel et en dehors des catégories duelles : bien/mal, vie/mort, etc.

aspiration à l'Eveil        Bồ đề tâm    aspiration for enlightenment    菩提心    bodhi-citta
Etat d'esprit qui pousse à rechercher la boddhéité ou la sagesse de bouddha. Dans le Mahayana c'est le premier pas dans la pratique bouddhique.

Attachement, Désir        Ái dục    Attachment, Desire    愛欲    Tṛṣṇā, toṣayati, priya
Le désir ardent ou le désir excessif ou inconvenant

autre rive        Bỉ ngạn    other shore    彼岸    pāra
autre rive (higan, 彼岸). Métaphore qui désigne l'Eveil ou le nirvana et est employée par opposition à "cette rive", le monde des souffrances et des illusions. Le terme sanskrit "paramita" n'ayant pas d'équivalent en chinois, fut traduit par "atteinte de l'autre rive" et l'image fut ensuite conservée et développée.

Bienfaiteur des nécessiteux        Cấp cô độc    Anathapindika    給孤獨    Anàthapindika
Vivait dans la cité Shravasti, que l'on disait l'un des hommes les plus riches du royaume de Kosala. Réputé pour sa compassion et sa piété et appelé pour cela Anathapindika (celui qui donne aux nécessiteux). Il se convertit au bouddhisme en entendant Shakyamuni prêcher au monastère du Bois de Bambous à Rajagriha. Il décida d'inviter Shakyamuni à Shravasti et, avec l'aide du prince Jetri, fit construire, pour le lui offrir, le monastère Jetavanaqui devint un centre important où le Bouddha dispensa son enseignement.

boddhéité        Bồ đề    perfect wisdom    菩提    Bodhi
boddhéité ou état de bouddha ou état d'éveillé (bodai 菩提, bukkai 仏界, bodhi). Etat propre au 10e des 10 mondes. Il ne s'agit pas de sainteté au sens occidental. C'est encore moins un état surnaturel, bien qu'un glissement dans ce sens ait été observé dans nombre d'écoles bouddhiques. Dans l'optique du Sutra du Lotus, c'est un état inhérent à toute vie et que la pratique bouddhique permet de développer. Comme tous les autres états (voir les dix mondes), il contient les 9 autres : la souffrance, le désir, la colère, etc. mais ayant purifié ses racines, le bouddha est maître de ses émotions. La boddhéité, c'est également la compréhension profonde de la réalité de la vie, de la non-substantialité et de l'impermanence. Lorsqu'on parle d'atteindre la boddhéité dans cette vie (issho jobutsu), il ne s'agit nullement d'un statut permanent mais d'un état de vie où prédominent les caractéristiques propres au bouddha. Cet état est aussi fluctuant que les 9 autres.


Boddhi Dharma        Bồ Đề Đạt Ma    Bodhidharma    菩提達磨    Bodhidharma
Moine bouddhiste probablement originaire du sud de l'Inde, est considéré comme le fondateur en Chine de l'école Chán /Tch’an (禪), courant contemplatif (dhyāna) du mahāyāna. Bodhidharma est considéré comme le 28e patriarche et comme le premier patriarche chinois.

Bodhisattva        Bồ tát    Bodhisattva    菩薩    Bodhisattva
Celui qui pratique avec le vœu de devenir un Bouddha afin de libérer tous les êtres de la souffrance en les amenant à l'Éveil.

Bodhisattva Avaloskiteshvara        Bồ Tát Quán Thế Âm    Avalokitesvara Bodhisattva     觀世音菩薩    Avalokiteśvara Bodhisattva
Le Bodhisattva Avalokiteshvara a la qualité de grande compassion, aimant tous les êtres comme une mère aime son enfant unique. Il est toujours à l’écoute des appels de détresse venant des endroits malheureux pour aller porter secours aux gens.
Selon le soutra du Lotus, il peut s’incarner sous 33 apparences, depuis Bouddha jusqu’à simple homme ou femme. Il utilise sans peur 14 forces pour sauver les êtres des fléaux ou répondre aux sollicitations légitimes des gens qui implorent son nom.
D’après le soutra Surangama, ce Bodhisattva possède le don de percevoir les 5 sens par son oreille. Ainsi il peut s’incarner sous différentes formes pour sauver les êtres surtout dans des situations où il y a le feu, l’eau, les diables féroces et armés.

Bodhisattva Ksitigarbha        Bồ Tát Địa Tạng    Ksitigarbha Bodhisattva    地藏菩薩    Kṣitigarbha Bodhisattva
Est l'un des huit grands bodhisattvas. Son vœu est de devenir bouddha une fois l'enfer complètement vide ; il est chargé de sauver les êtres de la souffrance pendant la longue période allant du parinirvāna du bouddha Shākyamuni jusqu’à l’arrivée du futur bouddha Maitreya.
Selon les livres sacrés, le Bodhisattva Ksitigarbha a reçu du Bouddha la mission d’éduquer, de secourir tous les êtres sensibles des six mondes, dans la période qui suit l’atteinte du Nirvana du Bouddha et avant que Maitreya ne devienne Bouddha, avec ce vœu : “Tant qu’il y a des gens malheureux en enfer je ne deviendrai pas Bouddha, je n’atteindrai le bodhi que quand j’aurai sauvé tout le monde”. C’est pour cela qu’il est surnommé le Bodhisattva au Grand Vœu.
Le bodhisattva apparaît dans le monde de Saha sous différentes formes pour secourir les êtres sensibles. Cependant on le connaît la plupart du temps comme un moine à l’aspect solennel avec un bâton à la main droite et une brillante pierre précieuse à la main gauche, la tête revêtue d’un nimbe, debout ou assis sur un lion sacré. Le lion sacré connaît tout de la terre et du ciel dès son apparition sur terre. Le Bodhisattva sur le lion sacré montre qu’il a acquis la sérénité de l’esprit et dominé les méthodes contemplatives.

Bodhisattva Mahasthamaprapta        Đại Thế Chí Bồ Tát         大勢至菩薩    Mahā-sthāma-prāpta
Mahasthamaprapta , littéralement « arrivée d'une grande puissance », (sk. Mahāsthāmaprāpta, ch: Dàshìzhì 大勢至; ou dàshìzhì púsà 大勢至菩薩, jp: Seishi 勢至), est un grand bodhisattva du Paradis Occidental de la Béatitude (sk. Sukhāvatī. ch. Xīfāng jílè shìjiè 西方極樂世界). Il aide le bouddha Amitābha à accueillir tous ceux qui ont rempli les conditions pour aller dans ce paradis merveilleux admiré et loué par les bouddhas de toutes les directions. L'école de la Terre Pure le vénère avec Amitābha et le grand bodhisattva Avalokiteśvara comme l'un des Trois Saints de l'ouest (ch. Xīfāng sānshèng 西方三聖). Il est présenté comme l'acolyte de droite d'Amitābha et représente le pouvoir de la sagesse, tandis qu'Avalokiteśvara est l'acolyte de gauche et représente la grande compassion.

Ayant réussi à arriver à la dixième terre de bodhisattva en concentrant son esprit sur le bouddha Amitābha et en récitant son nom, il est considéré comme le premier patriarche de l'école de la Terre pure. Comme Avalokiteśvara, il est souvent représenté dans le bouddhisme chinois sous forme féminine.

Son association avec Amitābha et Avalokiteśvara se base sur les textes suivants:

Canon de l’école de la Terre Pure : Le grand Sūtra de la Vie-Infinie, (sk. Mahāyāna Amitāyus sūtra, ch. Dàchéng wúliàngshòu jīng 《大乘無量壽經》), Sūtra des contemplations, (sk. Vipaśyana Amitāyus sūtra, ch. Guān wúliàngshòu jīng 《觀無量壽經》).
Sūtra Shurangama, (ch. Léngyán jīng 《楞嚴經》), dans ce soutra, ce grand bodhisattva relate qu'il est parvenu à l’illumination grâce à la récitation constante du nom du bouddha Amitābha ou de la formule Nāmo Amitābhāya en concentrant son esprit sur ce bouddha.
Sūtra de la grande compassion dans lequel le futur Amitābha est un roi protecteur du dharma dont les quatre fils sont Avalokiteśvara, Mahāsthāmaprāpta, Mañjuśrī et Samantabhadra. Lorsqu’il accède à l’état de bouddha, ses deux fils aînés deviennent ses acolytes.
Mahāsthāmaprāpta est aussi l’un des Treize bouddhas de l’école japonaise Shingon où il apparaît dans le mandala du monde de la matrice. Le fondateur de la branche japonaise de cette école, Honen Shonin, est parfois considéré comme son incarnation.

Par ailleurs, le Sutra du Lotus le compte au nombre de ceux qui s'assemblèrent sur le Pic du Vautour pour écouter le prêche de Shākyamouni. Le Gautama Bouddha lui dédie le chapitre XX qui illustre l'étendue de la compassion. Le Commentaire du Sūtra du Lotus rédigé par Guàndǐng 灌頂(561-632), patriarche du courant Tiantai, compare Avalokiteśvara au Soleil et Mahāsthāmaprāpta à la Lune.
(source Wikipédia)

Bodhisattva Manjushri         Bồ Tát Văn Thù Sư Lợi        文殊師利    Mañjuśrī
Le nom du Bodhisattva Manjushri a pour significations Bienfait admirable, Bonté admirable, Bonheur admirable, Digne disciple du Dharma.

Dans la tradition du Bouddhisme du Grand Véhicule (Mahāyāna), le Bodhisattva incarne l’esprit. Il est souvent représenté sur le dos d’un lion vert, tenant à la main droite une épée tranchante, à la main gauche une fleur de lotus verte ou le Soutra de la Sagesse ou encore la Perle de l’Esprit. Il brandit au-dessus de sa tête une épée de feu qui est l’arme spirituelle pour briser les chaînes de l’ignorance et de l’affliction qui lient les humains aux douleurs et malheurs du cycle de la réincarnation sans fin, pour les emmener vers la Spiritualité parfaite.

La fleur de lotus dans sa main gauche représente la qualité lavée de toute affliction et cela signifie que le Bodhisattva dans l’esprit de compassion vient au monde pour sauver les êtres humains sans être sali par les impuretés de la vie, gardant ainsi toute sa sérénité. S’il tient le Soutra de la Sagesse, il représente l’esprit d’éveil. Le lion est le symbole de la force de l’esprit – c’est le roi des animaux à la force immense qui terrorise les autres animaux par son rugissement – le Bodhisattva a acquis l’esprit parfait et par sa bonne parole peut détruire toutes les mauvaises influences.

Le Bodhisattva Manjushri incarne l’atteinte de l’éveil par les voies de l’esprit.

Bodhisattva Samantabhadra        Bồ Tát Phổ Hiền        普賢菩薩    Samantabhadra Bodhisattva
Le Bodhisattva Samantabhadra a le grand vœu, consistant à faire toutes les bonnes actions nécessaires pour apporter le bonheur et l’atteinte de l’éveil aux gens. Le vœu consiste aussi à atteindre l’éveil et secourir les gens. Ainsi tous ceux qui font le vœu de faire les bonnes actions et d’aider les autres à atteindre la rive de l’éveil sont appelés Bodhisattvas Samantabhadra.

L’image du Bodhisattva sur le dos d’un éléphant blanc représente le vœu ardent. Parmi les animaux dotés d’une force pour le transport, l’éléphant est le plus fort de tous. Il peut transporter les hommes et les animaux d’un endroit à un autre. Le Bodhisattva Samantabhadra en fait de même, il fait le grand vœu de secourir les êtres humains, en les transportant de la rive de l’ignorance vers le bord de l’éveil. L’éléphant blanc signifie aussi que le Bodhisattva, bien qu’il soit dans le monde plein d’impuretés pour secourir les êtres, n’est nullement sali et garde l’esprit pur. Les 6 défenses d’éléphant représentent les 6 moyens, les 6 pratiques des Bodhisattvas pour atteindre l’éveil (les six Paramitas).

Bodhisattva Skanda        Bồ Tát Hộ Pháp    Skanda Bodhisattva    韋馱天    Skanda
Skanda est 1 des 8 généraux des régions du sud, et aussi le premier des 32 officiers sous la direction des 4 rois célestes. Ce dieu est intelligent dès sa naissance, il a su se libérer très tôt des impuretés terrestres et a atteint la sérénité par la pratique. Il a émis le vœu devant le Bouddha de protéger les gens qui pratiquent le Dharma et récitent les mantras, contre les dangers et les mauvaises influences dans leur pratique bouddhique.

De par sa mission de protection du Dharma et des gens qui le pratiquent, il est aussi souvent appelé le Bodhisattva de la protection du Dharma.

Dans le bouddhisme du Grand Véhicule, Bodhisattva de la protection du Dharma (Dharmapala) désigne toutes les personnes qui protègent le Dharma.

bosquet de shala        Sa la thụ         娑羅樹    śāla
bosquet de shala. Le shala ou sarja, sala (shorea robusta, shara-ju, 沙羅樹) est un arbre aux feuilles vertes persistantes que l'on trouve au nord de l'Inde et dont les fleurs jaunes pâle ressemblent à des camélias. Le bosquet d'arbres shala fut celui où Shakyamuni exposa son dernier enseignement, le Sutra du Nirvana, et le lieu où il mourut. Une légende raconte que les arbres shala se mirent à fleurir et inclinèrent leurs branches pour lui rendre hommage.

Bouddha        Phật    Buddha    佛    Buddha
Littéralement l’Éveillé. Trois significations relativement différentes :
- Le Bouddha historique, fondateur du bouddhisme, Shakyamuni.
- Des bouddhas du Mahayana tels que Amida, Vairocana, ou des bouddhas d’un passé antéhistorique comme par exemple Taho. Généralement ces bouddhas illustrent des qualités spécifiques de l’Eveil et sont, le plus souvent, à considérer d’un point de vue symbolique ou comme objets de méditation.
- bouddha, celui qui a réalisé l’Eveil bouddhique. En Inde, ce terme désignait à l'origine tout être qui avait acquis une sagesse ou des "pouvoirs" supérieurs à celui des simples mortels. Après Shakyamuni il en vint à signifier "celui qui s'est éveillé à la vérité ultime de la vie". Dans la doctrine theravada, il désigne celui qui a atteint le stade de nirvana où le corps aussi bien que l'esprit se sont éteints. Le Mahayana provisoire enseigne en général que l'on ne peut devenir bouddha qu'après avoir détruit les illusions au cours d'éternités de pratiques austères et méritoires, en acquérant progressivement les trente-deux caractéristiques d'un bouddha.
Le Sutra du Lotus met l'accent sur des qualités plus spirituelles, dont voici les principales :
1) Le bouddha perçoit le véritable aspect de tous les phénomènes et guide les hommes pour les faire parvenir au même Eveil et les délivrer ainsi de leurs souffrances.
2) Le bouddha possède les trois vertus de souverain, maître et parent (santoku).
3) Le corps du bouddha est doté de trois propriétés (sanjin)
4) Le bouddha s'est libéré des illusions et perçoit la vie au delà des dualités : vie/mort, sujet/objet, bien/mal, etc.
5) Le bouddha se situe en dehors des notions du temps et de l'espace.
6) Le bouddha est inhérent à la vie-même et latent en tout être.

Bouddha Amitabha        Phật A Di Đà    Amitabha Budha    阿彌陀佛    Amitābha Budha
Le Bouddha Amitabha est le chef spirituel du monde Suprême situé à l’ouest de ce monde, appelé aussi la Terre Pure.

Amitabha signifie lumière infinie (représentant un esprit très large et profond), vie infinie (forte médiation), bienfaits infinis (immence délivrance). Actuellement le Bouddha Amitabha en compagnie des deux bodhisattvas Avalokiteshvara et Mahasthamaprapta sont en train de convertir les êtres dans la Terre Pure. Ils ont le pouvoir immense d’accueillir tous les êtres dans la Terre Pure.

Selon le sũtra du mahãyãna sur Vie-Infinie, avant d’atteindre l’éveil le Bouddha Amitabha était un roi qui avait suivi le chemin du culte sous l’égide du Bouddha à cette époque. Avec comme nom de baptême Phap Tang, pendant son apprentissage il a découvert 210 régions de Terre Pure et les pratiques de sérénité pour y parvenir ; il a émis 48 voeux aboutissant à la création d’un monde suprême et solennel afin de sauver tous les êtres qui implorent son nom. Après d’innombrables existences d’apprentissage et de détermination vers la Terre Pure, le moine Phap Tang est devenu Bouddha Amitabha, depuis 10 existences, dans la région Suprême de la Terre Pure située à l’ouest d’un monde éloigné du monde de Saha d’environ 10000 mondes bouddhiques. Grâce aux 48 voeux grands et profonds, en particulier le voeu 18 : " Quand je deviendrai Bouddha je ferai en sorte que les êtres de toute part qui croient et émettent le désir de renaître dans mon monde n’auront qu’à réciter de une à dix fois Nàmo Amita Bouddha; s’ils n’arrivent pas à renaître ainsi je n’atteindrai pas mon éveil". Après être devenu Bouddha (il y a 10 existences), en compagnie des bodhisattvas, il a accueilli au monde Suprême de la Terre Pure tous les êtres réunissant les trois critères : croyance, prière et pratique selon le Dharma.

Le vœu du Bouddha Amitabha est immense, sa compassion est très profonde et la pratique du Dharma est très facile, ce qui fait que beaucoup de gens ont choisi cette discipline pour espérer renaître dans le monde Suprême de la Terre Pure. L’accès à ce monde permet de se libérer totalement du cycle de la renaissance.


Page : 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13