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Les vers du Dharma        Kinh Pháp Cú        法句經    Dhammapāda Sutra
C'est l'un des textes du Canon pāli, le Tipitaka ; plus précisément, le Dhammapada fait partie du Khuddaka Nikāya. Il s'agirait d'un des plus anciens textes bouddhiques qui soient conservés de nos jours.
Les vers du Dhammapada sont courts et percutants, il s'agit d'un recueil populaire.
Quoique la version pâlie soit la plus connue, une édition en gāndhārī, écrite en caractères kharosthi, a été découverte.

 

Libération        Giải thoát    Liberation    解脫    mokṣa, vimokṣa, mukti, vimukti, pi. vimutti
Parvenir à un état libre après avoir relâché tous les attachements. La libération de samsâra, le cycle de mort et renaissance ou réincarnation et toute la souffrance et la restriction d'existence de ce monde. Sa signification est semblable à celle de Nirvana dans le Bouddhisme.

  Reach a state of liberation after having unloosed all attachments. Liberation from samsara, the cycle of death and rebirth or reincarnation and all of the suffering and limitation of worldly existence. Its meaning is similar to that of Nirvana in Buddhism

Lieu calme        A lan nhã    Calm, silent place    阿蘭若    Àranya
 

Lotus bleu        Ưu bát la    Blue lotus    優鉢羅    Utpala
 

Maha-brahma        Đại phạm thiên    great brahman heaven    大梵天    Mahā-brahma
Un autre nom de Maha-brahma est Brahma, Roi Brahma... Parfois, on l'appelle Maître Suprême du Monde de Saha, Roi céleste du monde...
Maha-brahma est le roi des êtres célestes du Royaume Céleste de Premier État de Concentration Méditative du Monde de la Forme. Ce Royaume est composé de trois niveaux: Parsadya, les êtres célestes du niveau le plus bas, Brahmapurohita, les êtres célestes ministres ou assistants de Brama et enfin Maha-brahma qui est le seigneur des trois niveaux.
Selon la philosophie brahmaniste en Inde, Maha-brahma est le créateur de ce monde, le Maître Suprême du Brahmanisme.
Mais pour le Bouddhisme, Maha-brahma n'est que l'un des êtres vivants du monde céleste ayant la foi et la vénération pour les Trois Joyaux et étant un protecteur fervent du Dharma et les pratiquants du Dharma. Selon le sûtra Mahasamghata, les Bouddhas dans le passé avaient déjà confié à Maha-brahma et Indra (Roi Céleste du Monde Du Désir) la mission protectrice des êtres des Quatre directions. En outre, le sûtra de Grande Compassion écrit : quand l'Honoré du Monde (Bouddha Shakyamuni) était sur le point d'entrer dans le Nirvana, avait éradiqué la vision erronée de Maha-Brahma lui permettant de devenir son disciple, et lui avait confié une importante responsabilité de protéger les trois mille grands mondes ainsi que le Bouddhisme. C'est ainsi que dans les textes bouddhistes, Maha-brahma et Indra sont deux anges qui protègent le Dharma et préservent le bienfait des populations dans les trois mille grands mondes.

 

Maitreya        Phật Di Lặc    Maitreya    彌勒佛    Maitreya
Le Bienveillant qui serait le prochain Bouddha à venir lorsque le Dharma, l'enseignement du Bouddha Shakyamuni, aura disparu.


 

Maître Zen Van Hanh        Vạn hạnh thiền sư        萬行禪師    
Le maître Zen Van Hanh, se nommait Nguyen, et fut originaire de Co Phap (actuel Bacninh).Il venait d'une famille de fervents bouddhistes depuis des générations. Dès son enfance, il s'est distingué par son intelligence hors du commun. Il était versé dans l'étude do confucianisme, taoïsme et bouddhisme, étudiait toutes les écoles philosophiques, mais dédaignait les honneurs du monde…A l'âge de 21 ans, il fut ordonné moine par le Maître Luc Ong à la pagode Luc To. Après le décès de son maître, il se concentra dans la pratique du Mantra Dharani, et depuis, tout ce qu'il disait se réalisa.

Le Roi Lê Dai Hanh avait beaucoup d'égards pour lui, l'invitait souvent au palais pour discuter politique, ou pour demander conseil au sujet des attaques des Chinois dans le nord et des Chiem Thanh dans le Sud. Le Maître Van Hanh était aussi la personne qui avait élevé le roi Ly thai To (1010-1028) dans une pagode quand ce dernier n'était encore qu'un tout jeune moine au nom de Ly cong Uan.

Plus tard, devant la brutalité et la cruauté de Le Long Dinh, il convainquit la cour de le nommer roi et fonda ainsi la dynastie des Ly. Ce fut encore lui qui conseilla au nouveau roi de transferrer la capitale de Hoa Lu à Thang Long, et l'aida à gouverner avec sagesse et humanité pour le bonheur du peuple et la prospérité du pays.

Le poème suivant fut sa dernière exhortation à ses disciples avant qu'i ne s'éteigne sereinement :

身如電影有還無
萬物春榮秋又枯
任運盛衰無怖畏
盛衰如露草頭鋪

"La vie de l'homme est un éclair sitôt né, sitôt disparu,
Verdoyant au printemps, l'arbre de déssèche à l'automne,
Grandeur et décadence, il ne faut pas s'en effrayer
Epanouissement et déclin ne sont que gouttes de rosées,
Perlant sur un brin d'herbe* "

Le roi Ly Nhan Tong parlait de lui comme un bonze qui "brandit son bâton pour défendre le pays".

 

Mantra d'Amitabha        A di đà chú    Amitabha mantra    阿彌陀咒    Amitābha mantra
Est une formule sacrée du Bouddha d'Amitabha qui protège l'esprit du pratiquant et permet d'atteindre la Terre Pure après la mort.

  A sacred expression of Amitabha Buddhawhich protects the mind of the person who recites and allows him to attain the Pure Lane after death.

Mantra de la Grande Compassion        Chú Đại Bi - Đại Bi Tâm Đà La Ni    Great Compassion Mantra    大悲咒    Maha Karunika citta Dharani
 

Méditer sur un bouddha         Niệm phật    Be mindful of the meritorious virtues of the Buddha    念佛    Buddhānusmṛti
A l'origine, terme désignant l'action de méditer sur un bouddha ou d'invoquer son nom. Dans l'usage populaire, il fait presque toujours référence au bouddha Amida. Les tenants de la doctrine de la Terre pure se servirent dans un premier temps de ce terme pour définir la méditation sur Amida, mais, par la suite, l'usage en vint à désigner ainsi la récitation du nom d'Amida (Namu Amida Butsu). A partir de l'époque de Shandao, c'est ce dernier usage qui prévalut. Au Japon, Honen affirma que la pratique de la récitation du nom du bouddha Amida était le seul moyen permettant de renaître dans la Terre pure. On distingue plusieurs variétés de nembutsu : simple invocation (shomyo-nembutsu), méditation (okunen-nembutsu), contemplation pure (kannen-nembutsu), danse accompagnant l'invocation (nembutsu-odari).


  To repeat the name of a Buddha, audibly or inaudibly.

Mérite        Công đức    meritorious virtue    功德    Guṇa
bienfaits de la pratique (biens spirituels, mérites, kudoku ou fukutoku, 功徳, 福徳, guna ou punya). Littéralement, "oeuvres et vertus". Les oeuvres (ku) sont les bonnes actions que l'on accomplit et les vertus (toku), ce que l'on retire des oeuvres. Les vertus, en retour, permettent de mieux réaliser les oeuvres. Le bouddhisme de Nichiren marque une distinction entre bienfaits apparents et inapparents.

  Virtue achieved; achievement; power to do meritorious works; merit; meritorious virtue; the reward of virtue; a name for 弗若多羅 Puṇyatara, one of the twenty-four 天尊 deva aryas, worshipped in China.


Moine bouddhiste        Tỉ khâu, Tì kheo    Buddhist monk    比丘    Bhikkhu, Bhikṣu
A l’origine, le terme a été traduit par moine-mendiant. Cette traduction est impropre dans la mesure où un bhiksu ne s'adonne pas à la mendicité mais fait simplement appel aux autres pour subvenir à ses besoins vitaux, ce qui lui permet de "rechercher la Voie". Par ailleurs, dans la civilisation indienne antique, il n’y a rien de méprisant dans cette occupation. Le bhiksu permet d’accomplir le don qui est la première des six paramita (actes moraux). Le Bouddha lui-même était un bhiksu, il n’avait nulle possession et dépendait pour sa subsistance quotidienne des dons de laïcs. Le terme désigne actuellement le clergé bouddhique qui quête sa nourriture.

  a religious mendicant, an almsman, one who has left home, been fully ordained, and depends on alms for a living. Some are styled 乞士 mendicant scholars, all are 釋種 Śākya-seed, offspring of Buddha. The Chinese characters are clearly used as a phonetic equivalent, but many attempts have been made to give meanings to the two words, e. g. 比 as 破 and 丘 as 煩惱, hence one who destroys the passions and delusions, also 悕能 able to overawe Māra and his minions; also 除饉 to get rid of dearth, moral and spiritual. Two kinds 内乞 and 外乞; both indicate self-control, the first by internal mental or spiritual methods, the second by externals such as strict diet. 苾芻 is a fragrant plant, emblem of the monastic life.


Moyen pratique        Phương tiện         方便    Upāya
 

Nature cachée de bouddha        Ẩn một Như lai tạng    Hidden essence of boudha    隱沒如來藏    
Tout être vivant possède une essence de bouddha mais elle est cachée par les facteurs de perturbations.

  Every being has an essence of Buddha but it is hidden by the factors of disturbances.

Nature de bouddha        Như Lai tạng        如來藏    Tathāgata garbha
Embryon, matrice, essence, cœur ou nature de bouddha.
Dans tous les êtres est cachée l'essence de bouddha. Tout être vivant a la capacité d'atteindre l'éveil parce que l'essence de bouddha existe dans chacun par nature.

  Embryo, matrix, essence, heart or nature of Buddha. In all beings is hidden the essence of Buddha. Every being has the capacity to attain the awakening because the essence of Buddha exists in each by nature.

nature de dharma         Pháp tính    original essence of all being    法性    dharmatā
nature de dharma (hossho, 法性, dharmata). Nature primordiale (atemporelle) de l'ensemble des dharma. La vérité éternelle et immuable, inhérente à chaque chose. La nature éveillée que toute vie possède de façon innée. Le contraire de l'obscurité (mumyo) ou des illusions. On distingue par ailleurs la nature de bouddha inhérante ou primordiale (shoin bussho), la sagesse pour concrétiser cette nature de bouddha (ryoin bussho) et les conditions ou les pratiques pour la manifester (en-in bussho).



  Dharma-nature, the nature underlying all thing, the bhūtatathatā, a Mahāyāna philosophical concept unknown in Hīnayāna, v. 眞如 and its various definitions in the 法相, 三論 (or法性), 華嚴, and 天台 Schools. It is discussed both in its absolute and relative senses, or static and dynamic. In the Mahāparinirvāṇa sūtra and various śāstras the term has numerous alternative forms, which may be taken as definitions, i. e. 法定 inherent dharma, or Buddha-nature; 法住 abiding dharma-nature; 法界 dharmakṣetra, realm of dharma; 法身 dharmakāya, embodiment of dharma; 實際 region of reality; 實相 reality; 空性 nature of the Void, i. e. immaterial nature; 佛性 Buddha-nature; 無相 appearance of nothingness, or immateriality; 眞如 bhūtatathatā; 如來藏 tathāgatagarbha; 平等性 universal nature; 離生性 immortal nature; 無我性 impersonal nature; 虛定界: realm of abstraction; 不虛妄性 nature of no illusion; 不變異性 immutable nature; 不思議界 realm beyond thought; 自性淸淨心 mind of absolute purity, or unsulliedness, etc. Of these the terms 眞如, 法性, and 實際 are most used by the Prajñāpāramitā sūtras.

neutre        Vô kí        無記    Avyākrita
Ce qui ne peut être qualifié ni de bon ni de mauvais, ni d'agréable ni de désagréable.

  moral indeterminacy (or "neutrality") in karma

Nirvāṇa        Niết bàn    Nirvāṇa    涅槃    Nirvāṇa
Nirvana, nibbana (nehan, 涅槃). Etymologiquement nirvana signifie l'extinction du souffle et par conséquent la disparition, la mort. Cela en est encore le sens dans les expressions comme "entrer dans le nirvana". Ce nirvana possède des qualités distinctes du samsara (vies/morts). Il est doté des quatre vertus (shitoku)
- la permanence (jo) : étant situé en dehors de l'espace/temps, il ne connaît pas de fin ; - le bonheur (raku) : l'être est libéré des attachements et de la souffrance ; - soi (ga) : la notion purement individuelle de la personnalité disparaît au profit d'une perception d'un "soi" suprapersonnel ; - pureté (jo) : la notion bien/mal disparaît au profit de la notion d'ainsité.
Toutefois après son Eveil, le Bouddha a renoncé au nirvana pour pouvoir enseigner la boddhéité aux autres. On en est donc venu à appeler nirvana un état de sérénité imperturbable qui dure jusqu'à la mort de l'Eveillé et parler de la mort du Bouddha comme du parinirvana, nirvana définitif ou encore d'extinction (滅)
Selon le Shusho no Iki (Recueil des merveilles dans le livre de Zhou) Shakyamuni mourut le 15 février de la cinquante-deuxième année du règne du roi Mu (-949).
Dans le bouddhisme de Nichiren, nirvana signifie extinction du feu des défilements-troubles (klesha, bonno) : défilement de la pensée qui saute sans cesse d'une idée à une autre, d'une image à une autre et défilement des désirs égocentriques qui changent sans arrêt et troublent la perception correcte de la réalité.

  nirvāṇa, 'blown out, gone out, put out, extinguished'; 'liberated-from existence'; 'dead, deceased, defunct.' 'Liberation, eternal bliss'; '(with Buddhists and Jainas) absolute extinction or annihilation, complete extinction of individual existence.' M.W. Other forms are 涅槃那; 泥日; 泥洹; 泥畔 Originally translated 滅 to extinguish, extinction, put out (as a lamp or fire), it was also described as 解脫 release, 寂滅 tranquil extinction; 無爲 inaction, without effort, passiveness; 不生 no (re)birth; 安樂 calm joy; 滅度transmigration to 'extinction'. The meaning given to 'extinction' varies, e.g. individual extinction; cessation of rebirth; annihilation of passion; extinction of all misery and entry into bliss. While the meaning of individual extinction is not without advocates, the general acceptation is the extinction or end of all return to reincarnation with its concomitant suffering, and the entry into bliss. Nirvāṇa may be enjoyed in the present life as an attainable state, with entry into parinirvāṇa, or perfect bliss to follow. It may be (a) with a 'remainder', i.e. the cause but not all the effect (karma), of reincarnation having been destroyed; (b) without 'remainder', both cause and effect having been extinguished. The answer of the Buddha as to the continued personal existence of the Tathāgata in nirvāṇa is, in the Hīnayāna canon, relegated 'to the sphere of the indeterminates' (Keith), as one of the questions which are not essential to salvation. One argument is that flame when blown out does not perish but returns to the totality of Fire. The Nirvāṇa Sutra claims for nirvāṇa the ancient ideas of 常樂我淨 permanence, bliss, personality purity in the transcendental realm. Mahāyāna declares that Hīnayāna by denying personality in the transcendental realm denies the existence of the Buddha. In Mahāyāna final nirvāṇa is transcendental, and is also used as a term for the absolute. The place where the Buddha entered his earthly nirvāṇa is given as Kuśinagara.

Nirvāṇa sans reliquat        Vô dư niết bàn    Nirvāṇa without remainder    無餘涅槃    Nirupadhiśeṣa-nirvāṇa
nirvana sans reliquat (muyo nehan, 無餘涅槃). But du Theravada. A l'origine, le nirvana était considéré comme l'état dans lequel toutes les illusions, tous les désirs et le cycle de naissance et de mort disparaissent. Dans cette optique, le Theravada distingue deux sortes de nirvana. Le premier est celui d'un arhat qui a éliminé toutes les illusions et ne renaîtra plus dans les six voies, mais qui est encore rattaché au monde des souffrances dans ce sens qu'il possède un corps. C'est ce que l'on appelle le nirvana du reliquat (uyo nehan) ou nirvana incomplet. Le second est celui qu'il atteint à sa mort, lorsque à la fois le corps et l'esprit, sources de souffrances, s'éteignent. C'est ce que l'on appelle le nirvana du non-reliquat (muyo nehan) ou nirvana complet. Comme le Theravada enseigne que le but ultime de la pratique ne peut être atteint qu'à la mort, les mahayanistes l'ont appelé par dérision la doctrine de "l'annihilation de la conscience et de la réduction du corps en cendres" (keshin metchi).

  anupadhiśeṣa, the nirvāṇa state in which exists no remainder of the karma of suffering; it is also the nirvāṇa of arhat extinction of body and mind, described as 無餘灰斷.

Noble Sentier Octuple        Bát chánh đạo    Noble Eightfold Path    八正道    Aṣṭāṅgika-mārga
La voie à huit membres qui mène à la cessation de la souffrance ainsi que de l'attachement (dukkha), est la dernière vérité des "Quatre nobles vérités"

Les huit membres sont :
1. Compréhension juste ou vision juste
2. Pensée juste ou émotion juste
3. Parole juste (ne pas mentir, ne pas semer la discorde par ses paroles, ne pas parler abusivement, ne pas bavarder oisivement) ;
4. Action juste (respectant les 5 préceptes) ;
5. Moyens d'existence justes ;
6. Effort juste (de surmonter ce qui est défavorable et d'entreprendre ce qui est favorable) ;
7. Attention juste, pleine conscience ou prise de conscience juste
8. Concentration juste, établissement de l'être dans l'éveil (vipassana).


 


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