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Sept bijoux, trésors        Thất bảo     Seven jewels, tresors    七寶    Sapta ratnāni
Les sept trésors, bijoux précieux :
- Or (suvaṇṇa/ suvarṇa),
- Argent (rūpīya/ rūpya),
- Béril (veluriya/ vaiḍurya),
- Perle (phalika / sphaṭika),
- Émeraude (masāragalla/ musāragalva),
- Rubis (lohitanka/ lohitamukæika),
- Agate (asama/ aśmagarbha).

sept bodhyanga        Thất giác chi        七覺支    saptabodhyaṇgāni
sept bodhyanga (shichi-kakushi ou shichi-bodaibun, 七覚支・七菩提分). Sept facteurs d'aide à la pratique pour atteindre l'éveil ; sept capacités que le pratiquant est appelé à développer. Ce sont :
1) mémoire : capacité de garder présent à l'esprit ses décisions par rapport à la pratique ; souvenir lucide de son passé ; 2) discrimination : capacité de distinguer le vrai du faux ; capacité de faire le tri de ses propres illusions ; 3) effort : autodiscipline qui permet de surmonter le découragement et la paresse ; 4) joie : capacité de se réjouir des bienfaits de la pratique ;
5) légèreté : capacité de ne pas considérer les épreuves de la vie comme un fardeau insurmontable, facilité avec laquelle on retrouve la paix intérieure ; 6) méditation : capacité de garder un esprit concentré et imperturbable ;
7) équanimité : capacité d'abandonner ses attachements.



sept désastres        Thất nạn        七難    
sept désastres (shichinan, 七難). D'après le Sutra Ninno, ce sont :
1) manifestations extraordinaires du soleil et de la lune ; éclipses, saisons décalées, couronnes autour du soleil, lunes rousses répétées.
2) mouvements extraordinaires des étoiles et des planètes ; changements imprévus dans les constellations, courses inhabituelles des étoiles, apparition de comètes.
3) incendies ; ceux qui embrasent une ville entière avec mort d'hommes, ceux d'origine inexplicable (oeuvre des démons) ; ceux provoquées par les dragons (eau prenant feu), ceux provoqués par des objets lumineux venus de l'espace (feu du ciel) ; ceux provoqués par les dieux des montagnes (irruptions volcaniques), incendies humains (accidents provoquant mort d'hommes), feux des forêts, incendies allumés par des brigands.
4) intempéries répétées ; crues hors saison, pluies torrentielles en hiver, gel en été, pluies de poussière, pluies noires ou rouges, avalanches, coulées de boue.
5) tempêtes ; vents provoquant mort d'hommes, déracinant les arbres, typhons, tsunami, vents de poussière.
6) sécheresse ; chaleur extrême qui assèche les points d'eau, craquelle la terre et rend impossible la germination des plantes.
7) guerre ; attaques de l'extérieur par des pays étrangers, invasions, rébellions, luttes intestines.
Ces désastres peuvent être remplacés par sept vertus :1) Vertu d’apaiser les mauvais esprits et les dragons 2) Vertu de permettre le salut des hommes 3) Vertu des joyaux du roi tournant la roue 4) Vertu de pouvoir faire tomber de la pluie douce 5) Vertu de la lumière éclairant le ciel et la terre 6) Vertu de faire apparaître tous les enseignements du Bouddha 7) Vertu de faire apparaître chez tous les souverains le Dharma inégalable.
Le Sutra du Lotus (chapitre Kannon XXV) dresse également la liste de sept désastres auxquels on peut échapper grâce au pouvoir du bodhisattva Kannon : 1) le feu 2) les inondations 3) les démons rakshasa 4) les attaques à coups de sabres et de bâtons 5) l'attaque par les démons yaksha et autres démons 6) l'emprisonnement 7) l'attaque par des pillards.

sept fautes capitales        Thất nghịch        七逆    
sept fautes capitales (shichi-gyaku, 七逆). D'après le Maka Shikan Bugyoden Guketsu, tuer un moine et tuer un maître, plus les Cinq forfaits (tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha). D'après le Sutra du filet de Brahma : c'est insulter un bouddha, tuer son père, tuer sa mère, tuer une moine de haute vertu, tuer un acarya, provoquer la discorde dans le Sangha, tuer un sage.



signifie pensée conceptuelle        Tầm tứ    discursive thought and investigation    尋伺    vitarka-vicāra
Vitarka (sanskrit ; pali : vittaka), signifie pensée conceptuelle, prise-ferme.

Comme facteur de dhyāna en méditation bouddhique, il s'agit de l'application initiale de l'attention (prélude à un maintien continu de l'attention, vicara) : le mental est capable de repérer toute distraction et de revenir à l'objet de l'attention (tel que la respiration dans la technique anapanasati).

Dans la méditation bouddhique, vicara (pali) désigne l'attention soutenue, l'attitude du méditant pratiquant samatha bhavana et focalisant son attention sur l'objet de la pratique.

Ce maintien de l'attention ne désigne pas la concentration par elle-même. Elle signifie que le méditant fait l'effort de maintenir son attention. Une comparaison est que vitarka consiste à tenir un bol d'une main et que vicara consiste, de l'autre, à le nettoyer. Une autre est que vitarka est le coup sur le gong et vicara le son continu qui en résulte.

Vicara est un facteur menant à la concentration, présent dans le premier jhana. A la différence de vitarka, le mental reste concentré sans distraction sur l'objet de l'attention (tel que la respiration dans la technique anapanasati).

six mauvaises voies        Lục đạo    six destinies    六道    
six mauvaises voies (roku akudo 六悪道 ou roku-do, 六道, shad-gati). Les six premiers des dix mondes considérés comme mauvais car ils ne permettent pas de se libérer des souffrances. Ce sont le monde de l'enfer, le monde des esprits affamés, le monde des animaux, le monde des asura, le monde des hommes, le monde du ciel.

Six portes sensorielles        Lục căn    Six sense-organs    六根    Ṣaḍ indriyāṇi
Les six portes sensorielles sont : l'œil, l'oreille, le nez, la langue, le corps et le mental.

Société du Lotus Blanc        Bạch liên xã    the white lotus society    白蓮社    
Byakuren-sha (Bailianshe 白蓮社). "Société du Lotus Blanc". Groupe religieux chinois fondé en 402 par Huiyuan (334-416) et qui pratiquait la méditation sur le bouddha Amida.


Soi ou moi-substance        Ngã    mine    我    ātman
Soi ou moi-substance. Faute de mieux on traduit atman par âme et l'inexistence d'une âme en soi (anatman) par non-existence d'un ego, non-existence d'un moi ou encore par non-substantialité du moi. Pour le bouddhisme, le sentiment du "je suis" (asmita) est non seulement illusoire mais le fait de considérer l'ensemble des agrégats comme un soi et de s'y attacher est la cause essentielle de la souffrance. Au moment de quitter la vie, l'animal, tout comme l'être humain attaché au sentiment du moi, éprouve un fort désir de la continuité de ce moi. C'est ce désir qui le conduit à la renaissance dans les six voies et au cycle sans fin des souffrances. La plupart des écoles mahayana nient l'existence en soi de tous les phénomènes alors que les écoles theravada nient seulement l'existence d'un soi individuel. Voir la non-substatialité (ku) et le non-soi.

Souffrance        Khổ    Suffering - Unsatisfactoriness    苦    Duḥkha
Souffrance, chagrin, affliction, douleur, anxiété, insatisfaction, inconfort, angoisse, tension, malheur et aversion. Le terme est probablement dérivé du mot duḥstha. Cette souffrance morale est au cœur de la première des quatre nobles vérités.

Sphère de l'infini de l'espace        Không vô biên xứ    Sphere of the infinity of space    空無邊處    Ãkãsanantãyatana
Premier (le plus bas) des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Domaine où tout est non-substantiel (ku).


Stabilité        An định    Stability    安定    
L'esprit se trouve dans un état stable. Ceux qui ont quitté la contemplation dans le monde des désirs, commencent à voir apparaître les états de contemplation du monde de forme comme la conscience, la concentration, la joie et le bonheur.

Sympathie        Ai    Sympathy    哀    
Terre pure        An dưỡng     Paradise    安養     
Terre pure        Tịnh độ    Pure land     淨土    Sukhāvatī
Terre pure (jodo, 淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions (bonno) ou les cinq troubles (gojoku). Ce terme est utilisé en opposition à l'expression "terre impure" qui désigne le monde saha actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés, elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant la relation entre le monde saha et la terre pure.
Le premier considère que la terre pure est un royaume totalement autre, physiquement séparé du monde saha comme, par exemple, la Terre d'émeraude du bouddha Yakushi à l'est et la Terre pure de la Béatitude parfaite du bouddha Amida à l'ouest (le terme Terre pure, écrit avec une majuscule, se réfère souvent à la terre d'Amida, Jodo). Le second point de vue, présenté dans le Sutra du Lotus ou dans le Sutra Vimalakirti, affirme qu'il ne peut y avoir de terre pure hors du monde saha. Cela dépend de l'état de vie d'une personne ; si elle purifie son cœur, le monde dans lequel elle vit devient une terre pure.

Terres quatre        Tứ độ    Four lands    四土    Buddha-kṣetra
Terre pure (jodo, 淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions (bonno) ou les cinq troubles (gojoku). Ce terme est utilisé en opposition à l'expression "terre impure" qui désigne le monde saha actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés, elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant la relation entre le monde saha et la terre pure.
Le premier considère que la terre pure est un royaume totalement autre, physiquement séparé du monde saha comme, par exemple, la Terre d'émeraude du bouddha Yakushi à l'est et la Terre pure de la Béatitude parfaite du bouddha Amida à l'ouest (le terme Terre pure, écrit avec une majuscule, se réfère souvent à la terre d'Amida, Jodo). Le second point de vue, présenté dans le Sutra du Lotus ou dans le Sutra Vimalakirti, affirme qu'il ne peut y avoir de terre pure hors du monde saha. Cela dépend de l'état de vie d'une personne ; si elle purifie son cœur, le monde dans lequel elle vit devient une terre pure.

Tristesse        Ai thán     sadness, mournfulness    哀歎     Karṇāyamāna
trois catégories d'actions ou trois sortes de karma        Tam nghiệp    three conditions    三業    Trīṇi karmāṇi
Actions mentales, verbales et physiques, c'est-à-dire les pensées, les paroles et les actes concrets.

trois connaissances mystiques         Tam minh    three awarenesses    三明    tisro-vidyāḥ
Trois pouvoirs attribués aux bouddhas et bodhisattvas : 1) la capacité de connaître les vies passées, 2) la capacité de connaître les vies futures, 3) la capacité de connaître la véritable nature de la souffrance dans la vie présente et d'éradiquer les causes de ces souffrances. Ces trois connaissances sont généralement associées aux six pouvoirs mystiques.


trois corps        Tam thân    The threefold body    三身    Trayaḥ kāyāḥ
trois corps ou triple corps ou trois propriétés du corps de bouddha (san-jin ou honnu musa sanjin, trikaya). Concept adopté par le Mahayana pour organiser différents concepts du Bouddha qui apparaissent dans les sutras. Nichiren compare les trois façons d'envisager l'existence du Bouddha à la lune, au rayonnement de la lune et à son reflet dans l'eau et établit un parallèle entre la pensée, la parole et l'action. Ces trois corps, dont la présence est simultanée, sont les suivants :
- le corps de dharma ou le corps non-manifesté du Dharma (hosshin, dharmakaya, Body of the Law) : il s'agit d'un "corps" de boddhéité éternel et omniprésent. On l'appelle également corps de l'Ainsité. C'est la réalité ultime de la vie, le "corps cosmique" du Bouddha auquel se réfère Shakyamuni dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus lorsqu'il parle de l'atemporalité de son Eveil. Mais c'est également le corps des bouddhas infinis de nature identique. Pourtant le simple mortel n'en a pas conscience.
- le corps de rétribution ou propriété de la sagesse ou corps de la fructification (hoshin, hoshinbutsu, 報身・
報身仏, sambhogakaya, Body of retribution) : c'est un reflet du corps de dharma. Pour en décrire 1'action libre et resplendissante, ainsi que la pureté de la perception, on use de l'expression "corps de rétribution qui spontanément reçoit et emploie" On l'appelle également corps de la joie bouddhique car il traduit le bonheur rayonnant du Bouddha à enseigner le Dharma. Il peut être envisagé de deux façons différentes : la sagesse et la gloire. Le corps de sagesse est celui de son enseignement. Le corps de gloire se reflète dans les innombrables hyperboles de la littérature et de l'art religieux de l'Extrême-Orient. Ainsi le Bouddha est doté de trente-deux marques de beauté caractéristiques. Pour signifier l'authenticité de ses paroles on dira qu'il tire une langue longue et large qui monte jusqu'au ciel de Brahma. Le Sutra du Lotus en parle ainsi de ce bouddha : "Il a pratiqué jusqu'à leur terme les innombrables méthodes portant sur la voie des Eveillés ; plein d'audace et d'énergie, son renom s'est universellement répandu" (yu myo sho jin myo sho fu mon) (réf.)
- le corps de manifestation ou corps de l'action (oshin, ojin, 応身・応身仏, nirmanakaya, Body of Condescension, Manifest body) : manifestation du Bouddha en tant que créature. C'est la mise en action du corps de rétribution. Le Corps manifesté peut être subdivisé en inférieur (retsu-ojin) et supérieur (sho-ojin), deux aspects différents manifestés par le Bouddha lorsqu'il agit pour le bien des êtres. Le Bouddha apparaît sous la forme du Corps manifesté supérieur lorsqu'il agit pour le bien des bodhisattvas ayant atteint ou dépassé la première étape de développement, la quarante et unième des Cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Le Bouddha emprunte l'aspect du Corps manifesté inférieur lorsqu'il agit pour le bien du commun des mortels, des personnes des deux véhicules et des bodhisattvas n'étant pas encore parvenus à la première étape de développement.
Certaines conceptions du corps de manifestation peuvent aller jusqu'à signifier le choix d'incarnation auquel procéderait un Bouddha : ainsi le choix de naître sous la forme de Gautama en Inde. Shakyamuni dit de lui-même qu'il s'est montré "tantôt comme lui-même, tantôt comme un autre"(réf.) et qu'il peut apparaître sous les traits d'un enfant, d'un conjoint, d'un ami.
S'appuyant sur le principe qu'il n'y a pas de différence de substance entre un bouddha et un simple mortel Nichiren donne à la notion des trois corps une dimension très large et il parle alors des trois propriétés du Dharma : les propriétés du Dharma, de la sagesse et de l'action.


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