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Prochaine existence (Vie suivante)        Hậu kiếp    Next life    後劫    Abhisamparãya
production conditionnée         Duyên sinh    Produced by causal conditions    緣生    pratītya-samutpāda
Dépendance causale (ou conditionnée) de tout ce qui est. Doctrine bouddhique selon laquelle aucun être ou phénomène n'existe tout seul ; ils existent ou se produisent en raison de leur rapport avec d'autres êtres et phénomènes. Tout dans le monde n'a d'existence qu'en réponse aux causes et aux conditions. Voir la doctrine douze liens, illustration bien connue de cette idée.

Professeur        A xà lê    Professor    阿闍梨    Àcàrya
Professeur des nouveaux moines.

Quatre démons        Tứ ma        四魔    Catvāro mārāḥ
Les quatre démons sont les "démons intérieurs". Ce sont :
1) L'entrave des cinq agrégats (on-ma, skandha-mara), c'est-à-dire les entraves provoquées par besoins physiques et mentaaux d'une personne ; .
2) L'entrave des désirs égocentriques (bonno-ma, klesha-mara) ou entraves qui naissent des trois poisons ; 3) L'entrave de la mort (shi-ma, mrityumara) due à la crainte et la souffrance que la mort provoque, empêchant ainsi de pratiquer le bouddhisme. C'est également le trouble que peut susciter dans la communauté des croyants la mort de l’un d’entre eux ; 4) L'entrave du Roi-Démon du Sixième Ciel (tenji-ma, devaputra-mara). Notre peur de l'inconnu et désir dévorant de sécurité. Le sixième ciel est celui du contentement qui naît de la réalisation d'un désir. Le fait même que ce désir soit satisfait crée un vide et une nouvelle frustration. On considère également que cette entrave est la crainte de l'oppression exercée par des personnes détenant le pouvoir (crainte du jugement des autres).

quatre formes de naissance         Tứ sinh    four kinds of birth    四生    catasro-yonayaḥ
Classification des façons de venir au monde : 1) la naissance depuis le ventre d'une mère ; 2) la naissance depuis les oeufs ; 3) la naissance par la moisissure, comme on pensait que se formaient, par exemple, les vers ; 4) la naissance par transformation, comme dans le cas des divinités ou des êtres infernaux. On disait que ces êtres, au terme de leur vie précédente, apparaissaient soudain de telle ou telle façon en raison de leur karma, sans l'aide de parents ou autres agents intermédiaires.

quatre formes de naissance         Sám hối    Repent    懺悔    Kṣamayati
sange 懺悔ou zange (reconnaître ses erreurs, repentir, deshana ou kshama = pardon). Dans les monastères indiens, une réunion (uposhadha), avait lieu deux fois par mois, au cours de laquelle les membres du Sangha qui avaient violé les préceptes, s’excusaient devant le Bouddha ou devant les autres moines afin de purifier leur esprit. En outre, une cérémonie annuelle (pravarana, jishi, 自恣) était accomplie à la fin de la retraite de la saison des pluies au cours de laquelle les moines se repentaient publiquement des erreurs qu’ils avaient commises pendant cette période de trois mois. Avec le développement du Mahayana, une insistance moins grande fut mise sur les règles monastiques et la signification du repentir a changé en conséquence. Puisque les actions mauvaises découlent, fondamentalement, de l’ignorance de la véritable nature de la vie, s’éveiller à cette nature, c’est-à-dire à l’aspect véritable de tous les phénomènes et faire apparaître sa propre sagesse de bouddha, en purifiant ainsi sa vie, constitue l’acte de sange par excellence. La notion de repentance a été reprise et développée par le Zen à l'époque de Kamakura et fortement influencée par le code de l'honneur des samouraïs. Dans l'enseignement de Nichiren le terme de sange ne s'applique plus que par rapport à l'opposition au Sutra du Lotus.

Quatre incommensurables        Tứ Vô Lượng Tâm (Từ Bi Hỷ Xả)    four immeasurable minds    四無量心    catvāry apramāṇāni
Les quatre conduites ou sentiments pieux (brahmavihāras) sont aussi appelés les quatre incommensurables car ils pourraient être développés indéfiniment et conduisent à « l'éveil parfait ».

Il s'agit d'émotions positives qui pourraient être développées par des pratiques appropriées :
1- La bienveillance universelle (mettā): Souhait que tous les êtres trouvent le bonheur et les causes du bonheur
2- La compassion (karunā) : Souhait que les êtres soient libérés de la souffrance et des causes de la souffrance
3- La joie sympathique (muditā) : Souhait que les êtres trouvent la joie exempte de souffrance
4- L'équanimité (uppekkā): Souhait que les êtres demeurent dans la grande équanimité libre de partialité, d'attachement et d'aversion.

quatre méditations hinayana ou theravada        Tứ niệm xứ    The fourfold stage of mindfulness    四念處    catvāri smṛty-upasthānāni
Comment purifier le mental ? Dans le mahá Satipaṭṭhāna sutta, Bouddha enseigne que : « la seule voie qui mène à la purification du mental est l'établissement de l'attention. » Il y a quatre établissements de l'attention:
1. Établissement de l'attention sur les mouvements et la matière du corps
2. Établissement de l'attention sur les sensations
3. Établissement de l'attention sur les états de conscience et les pensées
4. Établissement de l'attention sur les phénomènes tels que les visions, les sons, les odeurs, les goûts et les touchers.

L'entraînement à ces quatre établissements de l'attention constitue le seul moyen de purifier le mental.


Quatre nobles vérités         Tứ diệu đế        四妙諦    catvāri āryasatyāni
Les quatre nobles vérités sont les fondements cruciaux du bouddhisme à partir desquels le bouddha a atteint l'éveil et avec lesquels il a donné, à Bénarès, son premier sermon appelé la mise en mouvement de la roue du dharma. Ces quatre vérités sont qualifiées de nobles (ārya) car elles expriment l'ensemble de la vérité universelle, et mènent à la libération complète et définitive les individus consentants à suivre les chemins justes indiqués par le bouddha.


quatre sceaux du Dharma         Tứ pháp ấn        四法印    dharma-mudrā
quatre sceaux du Dharma (shihon, 四法印, dharma mudra, four Dharma seals). Concepts qui permettent de reconnaître si une théorie ou une doctrine ressortissent du bouddhisme. Sont reconnues comme écoles bouddhiques celles qui enseignent :
- l'impermanence des multiples dharmas (multiples mouvements) ; (shogyo mujo, 諸行無常, anitya sarva samskarah) ;
- les multiples dharmas sont sans substance ; (shoho muga, 諸法無我, anatmanah sarvadharmah) ;
- tous les mouvements sont souffrance ; (issai gyo ku, 一切行苦, dukkhah sarva samskarah) ;
- le nirvana est sérénité et pureté ; (nehan jakujo, 涅槃寂靜, santam nirvanan).

quatre vœux du bodhisattva         Tứ hoằng thệ nguyện    four great vows of bodhisattvahood    四弘誓願    
The four universal vows of a Buddha or bodhisattva: 衆生無邊誓願度 to save all living beings without limit; 煩惱無數誓願斷 to put an end to all passions and delusions however numerous; 法門無盡誓願學 to study and learn all methods and means without end; 佛道無上誓願成 to become perfect in the supreme Buddha-law.

Quatrième niveau d'expérience méditative        Tứ thiền    Fourth meditation    四禪    Catvāri dhyāna
Le quatrième niveau d'expérience méditative comprend 4 états:
- Ni souffrance, ni bonheur
- L'équanimité
- L'établissement de l'attention
- L'unification du sujet et objet

Relique        Xá Lợi    Relic    舍利    Śarīra
Les reliques sont des perles, des billes ou des morceaux d'os restants après la crémation du corps physique du Bouddha ou des saints, des grands maîtres.
Auparavant, on ne croyait pas à l'existence des reliques du Bouddha. Jusqu'en 1898, Monsieur W.C.PEPPE, un Anglais, lors d'une fouille archéologique à Piprawa, au sud du Népal, a découvert une boîte en pierre relativement grande, qui contenait 2 vases et quelques objets tels des tasses de thé, en pierre aussi… Dans ces 2 vases de taille différente, il y avait des reliques. Le petit vase était rond, divisé en deux parties, haut et bas. Sur la moitié supérieure à côté des anses, était gravée l'année du roi Asoka en langue Brahmi et on pouvait y lire : "Voici des reliques du Bouddha. Elles ont été vénérées par la famille Sakya, du pays Sravasti". Le résultat de cette découverte archéologique prouve que ce qui était dit dans le Sutra Dirghagama, ainsi dans d'autres sutras était véridique, à savoir que les reliques du Bouddha étaient partagées en 8 parties, et données à 8 pays différents après le paranirvana du Bouddha,.
Il a été mentionné qu' "Après le paranirvana du Bouddha dans la forêt Sala à Kusinagara, ses reliques ont été divisées en 8 parties et 8 stupas ont été construits dans les 8 pays qui les ont reçues pour les conserver. Le 9ème stupa est un vase, le 10ème contient Ses cendres, et le 11ème contient les cheveux du Bouddha de son vivant".
Selon le sutra "Le Bodhisattva dans la matrice maternelle", 3ème livre, chapitre "Impermanence", il y a deux sortes de reliques : les reliques du corps complet et les reliques fragmentaires. Les premières consituent un corps physique qui ne se décompose pas après la mort, mais se déssèche et se durcit comme du diamant. Les deuxièmes sont la partie du corps qui reste après l'incinération.
Selon le sutra "Les Mérites de Laver un Bouddha" il y a les reliques du corps du Bouddha et les reliques du corps du Dharma. Ces reliques demeureront dans le monde après le paranirvana du Bouddha, comme la Vinaya et le Dharma demeureront toujours un refuge pour tous les êtres.
D'après le Phap Uyen Chau Lam (La Forêt de Joyaux dans le Jardin du Dharma, une anthologie des termes bouddhiques de Daoshi), livre 40, il y a trois sortes de reliques : reliques d'os de couleur blanche, reliques des cheveux de couleur noire, et reliques de la chair de couleur rouge.
Depuis toujours, les fidèles bouddhistes ont fait circuler et ont vénéré trois sortes de reliques du Bouddha, ce sont les reliques d'os du sommet de la tête, les reliques des dents, et les reliques du doigt.
Le Sutra "Claire Lumière", livre 4, écrit : "Les reliques sont le résultat d'un processus de pratique de l'éthique, de la méditation et de la sagesse, très difficile à atteindre, c'est pourquoi ce sont des champs de mérites insurpassables".
Le Mahaprajnaparamita-sastra, livre 59, dit que "Faire une offrande aux reliques du Bouddha, même insignifiante comme une graine de moutarde, génère des mérites incalculables". Ce sastra informe aussi que les reliques sont le fruit de la pratique des six paramitas.
En conclusion, les reliques sont la cristalisation d'un processus de la pratique d'éthique, de la méditation, de la sagesse, et de la libération qui en résulte. Cependant, si l'on observe les activités des bouddhas, des Bodhisattvas et des patriarches, on se rend compte que les reliques sont aussi la concrétisation de leur grand courage, de leurs vœux sans limite, renforcés par leur grande compassion, dans le but de protéger le Dharma et de conférer le salut à tous les êtres.

Sagesse        Bát nhã    Wisdom    般若    prajñā
Le terme signifie à l’origine « capacité cognitive » ou « savoir-faire ». Il désigne dans le bouddhisme la capacité de percevoir le phénomène de coproduction conditionnée, ainsi que l’absence de soi propre (anatta) et le vide (sunyata) de toute chose. C’est une perception aiguë qui permet d’atteindre la « sagesse transcendantale ».

Sagesse, Sapience        Tuệ    Wisdom    慧    Prajñā, jñāna
Sagesse, discernement, compréhension; le pouvoir de discerner les choses et leurs principes sous-jacents et de décider les hésitants. Il est souvent compris comme la connaissance, mais pas correctement, car connaissance veu dire lla science de la phénoménale, tandis que Sagesse se réfère plus généralement à des principes ou des moralités.

samadhi du compter-du-souffle        Số tức quán    breath counting meditation    數息觀    ānāpāna-smṛti
Pratique méditative qui prépare l'entrée dans la samadhi en comptant chaque souffle ; anapana signifie souffle, smriti désigne la mémoire.


samadhi du lieu des Sens infinis        Vô lượng nghĩa xứ tam muội    The anantanirdeśapratiṣṭhāna samādhi    無量義處三昧    anantanirdeśapratiṣṭhāna-samādhi
Samadhi de Shakyamuni avant qu'il n'enseigne le Sutra du Lotus. Littéralement, ananta signifie "illimité", "infini", nirdesha signifie "description", "élucidation" et pratishthana désigne une base, un appui. Le Sutra des Sens Infinis qui sert de prologue au Sutra du Lotus dit : "Ces significations infinies sont soutenues par un Dharma simple".


Sans effort        Vô công dụng    Without effort    無功用    An-ābhoga
En Pali, an-ābhoga, signifie ne plus avoir besoin de faire l'effort car l'effet est devenu bien évident. Signifie aussi ne plus avoir besoin d'utiliser le corps, le langage et l'idée pour saisir et comprendre la doctrine du bouddhisme d'une façon sûre et efficace.

Sans perturbation mentale        Vô lậu        無漏    Anāsravaḥ
Jour et nuit, les perturbations mentales, issues de l'attachement, la colère etc., suintent sans cesse à travers nos 6 portes sensorielles (yeux, oreilles, nez, bouche, corps et pensée). Elles sont capables de nous faire tomber dans les 3 mauvais mondes

sept arrogances         Thất mạn        七慢    
sept arrogances (shichi-man, 七慢). D'après l'Abhidharma kosa sasrta (Kusha Ron) de Vasubandhu, c'est : 1) croire qu'on est supérieur aux autres alors qu'on est leur égal ; 2) croire qu'on est égal à ceux qui sont supérieurs ; 3) croire qu'on est supérieur à ceux qui sont supérieurs ; 4) être attaché à ceux pour qui la vie individuelle est une entité permanente alors qu'elle est la combinaison provisoire des cinq agrégats ; 5) croire que l'on a atteint une vérité alors qu'on ne l'a pas encore perçue ; 6) croire qu'on est juste un peu inférieur à ceux qui en fait nous dépassent de beaucoup ; 7) feindre de posséder une vertu qu'on n'a pas encore. Voir également les neuf arrogances




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