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Enseignement merveilleux        Đốn giáo    Marvellous method of education    頓教    
1. Sur le contenu des discours: cet enseignement de Dharma aide les pratiquants à obtenir rapidement le fruit de la Bouddhéité en accomplissant le bodhicitta; ou il permet aux pratiquants d'accéder directement à l'état de Bouddha, d'où son nom d'Enseignement merveilleux au résultat rapide.
2. Sur la forme des discours de dharma: Face aux personnes ayant des bases pour un éveil rapide, dès le début, on leur parle directement de la méthode d'enseignement profond et merveilleux, appelée l'Enseignement merveilleux au résultat rapide.

Enseignement particulier        Biệt giáo     Separate teaching    別教    
L'enseignement particulier de la branche Véhicule Simple. L'aspect transcendant du Véhicule simple, cela transcende complètement la vue des Trois Véhicules.

esprits affamés        Ngạ quỷ    Hungry ghost    餓鬼     preta
esprits affamés ou esprits faméliques (gaki, 餓鬼, ou heirei 薜茘, preta). Deuxième des dix mondes, des trois et des quatre mauvaises voies. Etat dans lequel on est à la merci d'un désir insatiable de nourriture, de richesse, de gloire, de pouvoir, ou de tous autres objets ou conditions. Dans cet état, on est consumé physiquement et spirituellement par un besoin impossible à satisfaire. On en attribue les causes à des tendances telles que l'avidité, la mesquinerie et la jalousie. Aux débuts du bouddhisme, le royaume des preta était considéré comme un lieu concret, situé à cinq cents yojanas sous la terre, où les êtres étaient affectés en rétribution d’actes graves et de dépossession d’autrui. Au même titre que les damnés de l’enfer, les preta dépendaient de l’autorité du roi Yama. Le Abidatsuma junshori Ron décrit trois sortes d'esprits affamés, voraces et faméliques, chacune étant sous-divisée en trois. Ces sortes de démons tenaillés par la faim peuvent représenter un danger pour les vivants. Leur apparence est repoussante. Ils sont "...nus, noirs, faibles, hauts et grands, dévorés par la faim, cherchant de la nourriture et faisant entendre çà et là des cris lamentables. Quelques uns ont la bouche comme le trou d’une aiguille, d’autres ont une tête de bœuf ; semblables pour la taille à des chiens plutôt qu’à des hommes, ils vont, les cheveux en désordre, poussant des cris et dévorés par la faim."(réf.). Ils incarnent donc une condition inférieure et douloureuse où l’être n’est mu que par un désir incontrôlable, ils sont hagards et incapables même de reconnaître ce qui pourrait étancher la terrible soif qui les torture. Le Sutra Shobonenjo dénombre 36 sortes d'esprits faméliques.

Essence des phénomènes est Vacuité        Đương thể tức không        當體即空    
Tous les phénomènes conditionnés n'ont pas besoin d'être détruits dans son mode d'existence pour être appelés Vacuité, mais même quand ils demeurent ici, au présent, ils sont déjà Vacuité. Puisque les phénomènes conditionnés naissent des causes et conditions, ils sont comparables à un songe, à un jeu d'illusionnisme, et n'ont pas de nature propre. Quand on pratique un tel regard profond, alors on peut voir que les phénomènes sont Vacuité ici même au présent, et cette pratique est appelée Contemplation de la Nature de Vacuité.
L'essence des phénomènes conditionnés est Vacuité: ils n'ont pas de nature propre et séparée, ni n'existent indépendamment, ni ne durent éternellement parce que tous les phénomènes apparaissent grâce à la réunion de causes et conditions. Ils s'appuient les uns sur les autres pour exister et changent continuellement.
Par exemple: Les nuages sont Vacuité. Même s'ils sont en train de voler dans le ciel, ils sont toujours Vacuité et pas seulement quand on attend qu'ils s'évaporent pour les considérer comme Vacuité. De cette manière, la Vacuité ne signifie pas qu'il n'y a "pas de nuage", mais parce que les nuages, par eux-mêmes n'ont pas de nature propre et séparée, ni ne se créent de par eux-mêmes, mais ils existent en raison des causes et conditions, c'est-à-dire à partir de la rencontre entre la vapeur d'eau et l'air froid.

Équanimité        Xả        捨    Upekṣā
États de contemplation        Thiền chi    Jhanangani - Full concentration states    禪支    Jhānangāni
Il y a 4 niveaux d'expériences méditatives qui sont réparties en 18 états de contemplation:
1. Le premier niveau d'expérience méditative comprend 5 états:
- Être conscient quel est l'objet de méditation
- Concentrer sur l'objet de méditation
- Avoir la félicité, la joie ou l'enchantement
- Sentir le bonheur
- Établir l'unification entre le sujet et l'objet
2. Le deuxième niveau d'expérience méditative comprend 4 états:
- Conserver son calme inférieur
- Avoir la joie
- Avoir le bonheur
- Unifier le sujet et l'objet
3. Le troisième niveau d'expérience méditative comprend 5 états:
- Développer l'équanimité
- L'établissement de l'attention
- La sagesse
- Le bonheur
- L'unification du sujet et objet
4. Le quatrième niveau d'expérience méditative comprend 4 états:
- Ni souffrance, ni bonheur
- L'équanimité
- L'établissement de l'attention
- L'unification du sujet et objet

éveillé pour soi         Duyên giác    enlightened by contemplation on dependent arising    緣覺    Pratyekabuddha
pratyekabuddha (éveillé pour soi ou éveillé par liens karmiques, hyakushibutsu ou engaku ou dokkaku ou byakushibutsu, 縁覚・独覚・辟支仏). 1. Celui qui perçoit la vérité des douze maillons de la chaîne de la causalité ou qui s'éveille à la loi de l'impermanence en observant les phénomènes naturels. Zhiyi réserve le terme de "personne dans l'état de réalisation" ou engaku (éveillé par la perception des relations causales) aux pratyekabuddhas qui vivent à l'époque de l'apparition d'un bouddha et s'éveillent à la vérité des douze maillons de la chaîne de la causalité, se libérant ainsi de l'illusion. Il utilise le terme dokkaku ("éveillés par eux-mêmes) pour les pratyekabuddhas qui vivent à une époque où il n'existe aucun bouddha et qui s'éveillent sans maître à la vérité de l'impermanence par l'observation des phénomènes naturels.

êtres        Chúng sinh    sentient being    衆生    bahu-jana, jantu, jagat, sattva
êtres (shujo, 衆生, sattva), littéralement, la multitude de ce qui est né. Autrement dit, tous ceux qui, par naissance, sont liés de façons multiples à la précarité et au cycle perpétuel des vies et morts.

êtres sensitifs ou êtres émotionnels         Hữu tình    sentient being    有情     sattva
Existences dotées d'affectivité (animaux, hommes). Terme opposé à hijo, 非, non-sensitifs, ce qui est dénué de sentiments et de conscience, par exemple les minéraux. Le bouddhisme n'établit pas de séparation nette entre les deux catégories donnant pour exemple les formes primitives de vie à la limite du règne minéral et végétal ou de plantes qui se comportent comme des animaux. L'absence de coupure entre sensitifs et non sensitifs amène à la conception d'un état de bouddha latent dans les plantes.

Facteurs de perturbation        Phiền não        煩惱    kleśa
désirs terrestres ou détresses émotionnelles (bonno, 煩悩, klesha, kilesa). Terme générique désignant tous les phénomènes de la vie (y compris les désirs et les illusions en général) qui sont cause de souffrance spirituelle et physique, et font obstacle à la recherche de l'Eveil. La racine du sanskrit klis signifie "ce qui fait souffrir". Ce qui cause la souffrance c'est l'émergence des désirs qui entraînent l'incapacité d'une pensée lucide et cohérente. Ce qui déclenche l'enchaînement des douze liens causaux, est l'ignorance fondamentale, origine de toutes les passions. Notons qu'en français, "passion" dérive du latin patior, souffrir, l'étymologie est similaire à pâtir. Les textes bouddhiques français optent aussi souvent pour le terme générique de défilements de la pensée, mettant l'accent sur les représentations mentales qui accompagnent les désirs, les textes orientaux, et particulièrement l'école Tian tai, parle de détresse émotionnelle.
Le Sutra Vatthupama définit ainsi les klesha : "On appelle défilement de l'esprit la convoitise et avarice, la mauvaise volonté, l'hostilité, le dénigrement, la domination, l'autosatisfaction, la jalousie, l'hypocrisie, la fraude, l'entêtement, la présomption, la vanité, l'arrogance, la négligence". Mais ils sont classés de diverses façons selon les écrits et les écoles. Le Daichido Ron explique que les trois poisons que sont l'avidité, l'arrogance et l'ignorance engendrent tous les autres désirs. Le Joyuishiki Ron, compilé par Dharmapala, les divise en deux catégories, fondamentaux et dérivés. Les dix désirs fondamentaux comprennent les cinq passions trompeuses que sont l'avidité, la colère, l'ignorance, l'arrogance et le doute, et les cinq points de vue erronés. A cela s'ajoutent vingt dérivés qui naissent des désirs fondamentaux et les accompagnent comme, par exemple, l'irritabilité, la rancune et la méchanceté qui proviennent de la colère. Zhiyi les classe dans les trois catégories d'illusions :1) Les illusions de la pensée et du désir ; 2) Les illusions innombrables, aussi nombreuses que des grains de sable et de poussière ; 3) Les illusions sur la véritable nature de l'existence.
Dans le bouddhisme du Theravada, le but est d'arriver à l'extinction des passions par annihilation afin de parvenir à un Eveil pur, "sans résidu". La pensée du Mahayana ne se départit pas aussi simplement des passions. Elle remarque en elles la force primordiale des désirs qui sont l'aliment de l'action humaine et elle entend l'utiliser pour l'accomplissement de la voie bouddhique. Voir les désirs s'identifient à l'Eveil et Aizen et également l'article sur les détresses émotionnelles.

Fautes qui exigent l'expiation        Ba dật đề    Crimes which requires expiation    波逸提    Pāyattika
Les moines et les nones bouddhistes doivent respecter les préceptes. Ceux qui commettent les fautes, doivent les réparer en manifestant leur regret.

force de l'autre        Tha lực    other-power    他力    
force de l'autre (tariki, 他力) Notion du salut obtenu grâce à une force extérieure (Amida, dharani, guru, etc.) à laquelle Nichiren oppose jiriki, 自力, la force intérieure qui niait de la pratique et qui permet à tout homme de s'éveiller à sa propre nature de bouddha.

Grand Eveil         Đại giác    great enlightenment    大覺    
Grand Eveil (Daikaku, 大覺) désigne le Bouddha Shakyamuni. Encore appelé Véritable Éveil. Les êtres ordinaires n'ont pas l'Éveil. Les Sravakas et les Bodhisattvas ont l'Éveil mais pas assez grand. Uniquement les Bouddhas, parfaitement éveillés, qui voient les véritables formes et matières des phénomènes, comprennent profondément les origines des phénomènes. D'où le nom Grand Éveil.
Par ailleurs, les Sravakas peuvent pratiquer par eux-mêmes pour atteindre l'éveil (l'éveil par soi), mais ne peuvent pas aider les autres (l'éveil pour autrui). Quant aux Bodhisattvas, ils ont à la fois l'éveil par soi et la capacité d'accomplir l'éveil pour autrui mais n'atteignent pas encore le stade de perfection; seuls les Bouddhas sont parvenus à la perfection de l'éveil par soi et l'éveil pour autrui. C'est pour cela que le terme Grand Éveil leur est désigné.



Grand Véhicule        Đại thừa    Great Vehicle    大乘    Mahāyāna
Yāna signifie moyen de transport, comme le véhicule, le bateau...Le Mahāyāna est comparé aux enseignements du Bouddha tels un grand véhicule capable de transporter les êtres vivants d'une rive (les afflictions) à l'autre (la libération).
Selon les sûtras Agama, Mahāyāna est le terme utilisé pour qualifier avec vénération les paroles du Bouddha. Quelque temps après son entrée dans le Nirvana, le Bouddhisme du Nord de l'Inde se développait vigoureusement à tous les niveaux et se considérait comme étant le Bouddhisme Mahayaniste ou Bouddhisme Développé. Alors que le terme Bouddhisme Theravadin, ou Bouddhisme Primitif, désignait le courant bouddhiste du Sud de l'Inde en raison du mode de vie cloisonné, peu évolué et non associé à son époque de la communauté religieuse.
Sous l'angle du développement des pensées historiques, nous remarquons cependant que le Theravada est le fondement des pensées Mahayanistes.

Grande Assemblée        Đại chúng    Great Assembly    大眾     Mahāsaṃgha
Un grand nombre de moines, de moniales, de pratiquants laïcs, de pratiquantes laïques, d'êtres célestes...se rassemblent dans un lieu afin de pratiquer, d'écouter le Dharma, de réciter des sutras, de réciter des textes sur les préceptes (pratimoksa)...

Grande compassion        Đại bi    Great compassion    大悲    mahākaruṇā
La compassion signifie avoir la commisération et aider les personnes qui souffrent. Voyant les êtres vivants souffrir, les Bouddhas et les Bodhisattvas ressentent une compassion illimitée, ils n'ont pas le cœur de les laisser immergés dans le cycle de la vie et la mort, contraints par toutes sortes de souffrances, et ont sans hésitation émis le vœu de les sauver, cela s'appelle l'esprit de Grande Compassion. Le Nirvana Sutra écrit: 'Tous les Bouddhas des trois temps prennent la Grande Compassion pour base, car s'ils n'avaient pas d'esprit de grande compassion, ils ne pourraient être appelés Bouddha'.
L'esprit de grande compassion des Bouddhas et des Bodhisattvas (Grande compassion, la commisération extrêmement grande).
La grande compassion est l'un des 18 pouvoirs particuliers des Bouddhas (voir Phénomène non-commun).
La grande compassion est également l'esprit de compassion dans les Quatre esprits incommensurables (Quatre esprits incommensurables: Amour bienveillant - Compassion – Joie altruiste - Équanimité), comme c'est écrit dans l'Avatamsaka Sutra : ‘Il existe 10 sortes d'esprit de grande compassion’ ; le Sutra de la Pluie du Dharma écrit également : ‘Le Bouddha a 32 esprits de grande compassion’.
La grande compassion ont des significations suivantes :
Le Mahavibhasa-sastra écrit : ‘Éradiquer tout ce qui accroît les souffrances et malheurs des êtres vivants est appelé Grande Compassion ; cela veut dire: supprimer toute souffrance depuis le monde des enfers, le monde des esprits avides et celui des animaux, leur permettant de s'en échapper, de demeurer en sécurité dans le monde céleste ou dans celui des humains pour jouir de la paix et de la joie.
Par ailleurs, tirer les êtres vivants des bourbiers s'appelle Grande compassion ; c'est-à-dire, face aux êtres sensibles vivant immergés dans le marécage des facteurs mentaux perturbateurs, le Bouddha tend le bras de l'authentique Dharma pour les sortir de ce lieu-là, puis, les installe en toute sécurité dans la Grande Voie pour qu'ils réalisent le fruit de la Voie.
En outre, remettre aux êtres sensibles le bien et le bienfait signifie Grande compassion ; c'est à dire, le Bouddha enseigne aux êtres vivants que éradiquer les trois mauvais actes, pratiquer les trois merveilleux actes, semer les graines de dignité, de richesse, de bonheur permettent de récolter les fleurs et les fruits de la grande dignité, de la grande richesse, du grand bonheur, d'avoir une belle apparence physique que tout le monde aime regarder, avec un teint satiné, éclatant et pur, ou de devenir roi, ou Indra (roi céleste du monde du Désir), ou Brahma (roi céleste du monde de la forme), ou Bramacarin (pratiquant selon le livre des sages), jusqu'à une éventuelle renaissance au royaume céleste le plus élevé, ou alors de semer des graines de Trois véhicules, permettant d'atteindre le Nirvana de l'éveil... Toutes les actions ci-dessus sont accomplies grâce à la force de l'Esprit de Grande Compassion.
Appelé Grande compassion car cet amour a cinq grandes catégories suivantes :
1. Grande fortune : car cet esprit prend l'accomplissement de grands mérites et de grande sagesse pour possession.
2. Grande vertu : car cet esprit possède une force qui permet, à l'intérieur des trois types de souffrance, de supprimer toutes les afflictions .
3. Condition élargie : car cet esprit prend les êtres vivants des trois mondes comme l'objet de son amour.
4. Grande égalité : car cet esprit s'éloigne de l'idée de différenciation entre ennemi et ami, répandant amour et bénéfice partout sur l'ensemble des êtres sensibles.
5. Haut degré : cet esprit est l'esprit suprême.
L'esprit de Grande compassion et l'esprit de compassion ont 8 catégories de différenciation :
1. La nature propre différente : la grande compassion se sert de la non-ignorance (c'est-à-dire la sagesse) comme nature ; la compassion se sert de la non-aversion comme nature.
2. L'effet vertueux différent : l'effet vertueux de la grande compassion concerne les trois types de souffrance ; celui de la compassion concerne la souffrance renforcée par la souffrance.
3. La condition différente : la grande compassion a les trois mondes pour objet ; la compassion n'a que le monde du Désir comme objet.
4. Le lieu d'appui différent : la grande compassion s'appuie sur les quatre Jhanas (états de concentration méditative), la compassion s'appuie sur les quatre Brahmalokas.
5. Le corps d'appui différent : la grande compassion a pour appui le corps du Bouddha ; la compassion a pour appui le corps du Deuxième véhicule.
6. Le fruit de réalisation différent : la grande compassion se sépare des facteurs mentaux perturbateurs ou atteint la réalisation au royaume céleste le plus élevé ; la compassion se sépare des facteurs mentaux perturbateurs ou atteint la réalisation dans le monde du Désir.
7. Le secours différent : la grande compassion a la force de secourir et d'accomplir toutes les choses ; la compassion n'a que l'espoir de secourir.
8. L'altruisme différent : la grande compassion est l'esprit d'amour égal ; la compassion ne sauve que les êtres sensibles malheureux dans le monde du Désir.

Illumination        Giác ngộ    Become enlightened    覺悟    
illumination (satori, 悟). Compréhension soudaine d'une vérité spirituelle. Le terme est principamement employé dans le Zen. Le bouddhisme du Lotus lui préfère le terme de jobutsu, 成仏, atteinte de la boddhéité ou Eveil.



Illusion        Vọng tưởng    forget thoughts, mistaken thought or conceptualization    妄想    vikalpa
impermanence des multiples mouvements        Chư hành vô thường    Whatever is phenomenal is impermanent.    諸行無常    Anityāḥ sarva-saṃskārāḥ
impermanence des multiples mouvements (sho gyo mujo, 諸行無常, anitya sarvasamskara). "Mouvements" est à prendre au sens le plus large, l'expression désigne ce qui se meut ou peut être mû, mais aussi toutes les notions que recouvre l'acte (pulsions, agissements, volition). Il faut envisager l'acte sous ses aspects physiques, mentaux et psychologiques, voire comme acte passé ayant une rétribution à produire. Les multiples mouvements désignent tout ce qui se produit (ui, le composé) c'est à dire ce qui naît, ce qui disparaît et ce qui change. Rien n'est jamais dans un état de stabilité et donc l'état dans lequel toute chose se présente est forcément transitoire et par-là même impermanent. Ce que le sens commun nous pousse à considérer comme de la matière apparaît à la lumière du bouddhisme comme des formes, des énergies et des processus. La profonde compréhension de l'impermanence permet de ne pas s'attacher aux phénomènes, aux pesonnes aux objets et conduit vers la libération.

Impermanent        Vô thường    Impermanent    無常    Anitya
Loi universelle qui s'applique à tous les phénomènes de l'univers. Tous les phénomènes qui sont apparus vont disparaître. La durée des phénomènes dépend des causes qui les font naître. Quand les causes disparaissent, les phénomènes disparaissent. L'appréciation de la durée est totalement subjective : toujours trop longue pour les phénomènes désagréables et trop courte pour ce qui est agréable. L’apparition et la disparition dans de nombreux cas est difficile à saisir. La rapidité de leur succession donne l’impression d’une parfaite continuité du corps et de l’esprit. Mais en fait cela pourrait être comparé à une mélodie qui est une succession de notes. La mélodie n'a pas d'existence en soi ; on dit qu'elle est non-substantielle. Elle a une réalité éphémère grâce au rapprochement momentané d'un certain nombre de notes. Mais on ne peut pas dire non plus que la mélodie n'existe pas, puisqu'elle a un effet sur nos sens. Ainsi le concept d'impermanence introduit la philosophie de la triple évidence (santai) : vacuité, temporalité, médianeté.


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