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BouddhasSutraName-LocationTerms

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Produced by causal conditions        production conditionnée     Duyên sinh    緣生    pratītya-samutpāda
Arising from conditional causation; everything arises from conditions, and not being spontaneous and self-contained has no separate and independent nature

  Dépendance causale (ou conditionnée) de tout ce qui est. Doctrine bouddhique selon laquelle aucun être ou phénomène n'existe tout seul ; ils existent ou se produisent en raison de leur rapport avec d'autres êtres et phénomènes. Tout dans le monde n'a d'existence qu'en réponse aux causes et aux conditions. Voir la doctrine douze liens, illustration bien connue de cette idée.

Professor        Professeur    A xà lê    阿闍梨    Àcàrya
  Professeur des nouveaux moines.

Pure land         Terre pure    Tịnh độ    淨土    Sukhāvatī
The Pure Land, or Paradise of the West, presided over by Amitābha. Other Buddhas have their Pure Lands; seventeen other kinds of pure land are also described, all of them of moral or spiritual conditions of development, e.g. the pure land of patience, zeal, wisdom, etc.


  Terre pure (jodo, 淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions (bonno) ou les cinq troubles (gojoku). Ce terme est utilisé en opposition à l'expression "terre impure" qui désigne le monde saha actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés, elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant la relation entre le monde saha et la terre pure.
Le premier considère que la terre pure est un royaume totalement autre, physiquement séparé du monde saha comme, par exemple, la Terre d'émeraude du bouddha Yakushi à l'est et la Terre pure de la Béatitude parfaite du bouddha Amida à l'ouest (le terme Terre pure, écrit avec une majuscule, se réfère souvent à la terre d'Amida, Jodo). Le second point de vue, présenté dans le Sutra du Lotus ou dans le Sutra Vimalakirti, affirme qu'il ne peut y avoir de terre pure hors du monde saha. Cela dépend de l'état de vie d'une personne ; si elle purifie son cœur, le monde dans lequel elle vit devient une terre pure.

Receptacle conscience        Conscience receptacle    A lại da thức    阿賴耶識    Adãna vijnãna (Àlaya)
  Aussi appelée le réceptacle-alaya des perceptions ou dépôt du karma. Il s'agit de la huitième des neuf consciences. Située à un niveau plus profond que la conscience ordinaire; on l'appelle ainsi parce que tout le karma créé au cours de la vie présente et des vies passées y est emmagasiné. Ce réceptacle-alaya est considéré comme ce qui passe par le cycle de la naissance et de la mort et forme le cadre d'une existence individuelle. Tous les actes et toutes les expériences de la vie qui passent par les sept premiers niveaux de conscience sont accumulés en tant que karma dans ce tréfonds-alaya qui, à son tour, influence le fonctionnement des autres consciences. L'école Rien-que-conscience, qui ne postule l'existence que de huit consciences, soutient que tous les phénomènes proviennent de la conscience-alaya et qu'elle constitue donc l'unique et seule réalité.

Relic        Relique    Xá Lợi    舍利    Śarīra
  Les reliques sont des perles, des billes ou des morceaux d'os restants après la crémation du corps physique du Bouddha ou des saints, des grands maîtres.
Auparavant, on ne croyait pas à l'existence des reliques du Bouddha. Jusqu'en 1898, Monsieur W.C.PEPPE, un Anglais, lors d'une fouille archéologique à Piprawa, au sud du Népal, a découvert une boîte en pierre relativement grande, qui contenait 2 vases et quelques objets tels des tasses de thé, en pierre aussi… Dans ces 2 vases de taille différente, il y avait des reliques. Le petit vase était rond, divisé en deux parties, haut et bas. Sur la moitié supérieure à côté des anses, était gravée l'année du roi Asoka en langue Brahmi et on pouvait y lire : "Voici des reliques du Bouddha. Elles ont été vénérées par la famille Sakya, du pays Sravasti". Le résultat de cette découverte archéologique prouve que ce qui était dit dans le Sutra Dirghagama, ainsi dans d'autres sutras était véridique, à savoir que les reliques du Bouddha étaient partagées en 8 parties, et données à 8 pays différents après le paranirvana du Bouddha,.
Il a été mentionné qu' "Après le paranirvana du Bouddha dans la forêt Sala à Kusinagara, ses reliques ont été divisées en 8 parties et 8 stupas ont été construits dans les 8 pays qui les ont reçues pour les conserver. Le 9ème stupa est un vase, le 10ème contient Ses cendres, et le 11ème contient les cheveux du Bouddha de son vivant".
Selon le sutra "Le Bodhisattva dans la matrice maternelle", 3ème livre, chapitre "Impermanence", il y a deux sortes de reliques : les reliques du corps complet et les reliques fragmentaires. Les premières consituent un corps physique qui ne se décompose pas après la mort, mais se déssèche et se durcit comme du diamant. Les deuxièmes sont la partie du corps qui reste après l'incinération.
Selon le sutra "Les Mérites de Laver un Bouddha" il y a les reliques du corps du Bouddha et les reliques du corps du Dharma. Ces reliques demeureront dans le monde après le paranirvana du Bouddha, comme la Vinaya et le Dharma demeureront toujours un refuge pour tous les êtres.
D'après le Phap Uyen Chau Lam (La Forêt de Joyaux dans le Jardin du Dharma, une anthologie des termes bouddhiques de Daoshi), livre 40, il y a trois sortes de reliques : reliques d'os de couleur blanche, reliques des cheveux de couleur noire, et reliques de la chair de couleur rouge.
Depuis toujours, les fidèles bouddhistes ont fait circuler et ont vénéré trois sortes de reliques du Bouddha, ce sont les reliques d'os du sommet de la tête, les reliques des dents, et les reliques du doigt.
Le Sutra "Claire Lumière", livre 4, écrit : "Les reliques sont le résultat d'un processus de pratique de l'éthique, de la méditation et de la sagesse, très difficile à atteindre, c'est pourquoi ce sont des champs de mérites insurpassables".
Le Mahaprajnaparamita-sastra, livre 59, dit que "Faire une offrande aux reliques du Bouddha, même insignifiante comme une graine de moutarde, génère des mérites incalculables". Ce sastra informe aussi que les reliques sont le fruit de la pratique des six paramitas.
En conclusion, les reliques sont la cristalisation d'un processus de la pratique d'éthique, de la méditation, de la sagesse, et de la libération qui en résulte. Cependant, si l'on observe les activités des bouddhas, des Bodhisattvas et des patriarches, on se rend compte que les reliques sont aussi la concrétisation de leur grand courage, de leurs vœux sans limite, renforcés par leur grande compassion, dans le but de protéger le Dharma et de conférer le salut à tous les êtres.

Repent        quatre formes de naissance     Sám hối    懺悔    Kṣamayati
chan is the translit. of kṣamā, 悔 its translation, i.e. repentance; but also the first is intp. as confession, cf. 提 deśanā, the second as repentance and reform.

  sange 懺悔ou zange (reconnaître ses erreurs, repentir, deshana ou kshama = pardon). Dans les monastères indiens, une réunion (uposhadha), avait lieu deux fois par mois, au cours de laquelle les membres du Sangha qui avaient violé les préceptes, s’excusaient devant le Bouddha ou devant les autres moines afin de purifier leur esprit. En outre, une cérémonie annuelle (pravarana, jishi, 自恣) était accomplie à la fin de la retraite de la saison des pluies au cours de laquelle les moines se repentaient publiquement des erreurs qu’ils avaient commises pendant cette période de trois mois. Avec le développement du Mahayana, une insistance moins grande fut mise sur les règles monastiques et la signification du repentir a changé en conséquence. Puisque les actions mauvaises découlent, fondamentalement, de l’ignorance de la véritable nature de la vie, s’éveiller à cette nature, c’est-à-dire à l’aspect véritable de tous les phénomènes et faire apparaître sa propre sagesse de bouddha, en purifiant ainsi sa vie, constitue l’acte de sange par excellence. La notion de repentance a été reprise et développée par le Zen à l'époque de Kamakura et fortement influencée par le code de l'honneur des samouraïs. Dans l'enseignement de Nichiren le terme de sange ne s'applique plus que par rapport à l'opposition au Sutra du Lotus.

right behavior            Chánh nghiệp    正業    samyak-karmānta
 

Right Belief        Compréhension juste    Chánh kiến    正見    samyag-dṛṣṭi
  Est une compréhension correcte, vraie, rationnelle, authentique, lucide et appropriée. Cette compréhension va permettre les êtres humains de se libérer de leur mode de vie qui est ignorant et irréaliste.

right concentration        Concentration juste    Chánh định    正定    samyaktva-niyata-rāśi
Recollection, memory; to think on, reflect; repeat, intone; a thought; a moment.

 

right livelihood            Chánh mạng    正命    samyag-ājīva
 

Sākyamuni Buddha        Bouddha Shākyamuni     Phật Thích Ca Mâu Ni    釋迦牟尼    Sākyamuni Buddha
  Fondateur historique du bouddhisme, vécut au VIe siècle avant l'ère chrétienne.
Il est né à Kapilavastu (Sud du Népal), de la reine Māyādevī et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des guerriers-aristocrates).

Saṃyuktāgama        Les sutras sur des sujets liés     Tạp A hàm kinh    雜阿含經    Saṃyuktāgama
 

sadness, mournfulness        Tristesse    Ai thán     哀歎     Karṇāyamāna
 

Samādhi        concentration-extatique    Tam-muội    三昧    samādhi
Samādhi, "putting together, composing the mind, intent contemplation, perfect absorption, union of the meditator with the object of meditation." (M. W.) Also 三摩地 (三摩提, 三摩帝, 三摩底). Interpreted by 定 or 正定, the mind fixed and undisturbed; by 正受 correct sensation of the object contemplated; by 調直定 ordering and fixing the mind; by 正心行處 the condition when the motions of the mind are steadied and harmonized with the object; by 息慮凝心 the cessation of distraction and the fixation of the mind; by 等持 the mind held in equilibrium; by 奢摩他, i.e. 止息 to stay the breathing. It is described as concentration of the mind (upon an object). The aim is 解脫, mukti, deliverance from all the trammels of life, the bondage of the passions and reincarnations. It may pass from abstraction to ecstasy, or rapture, or trance. Dhyāna 定 represents a simpler form of contemplation; samāpatti 三摩鉢底 a stage further advanced; and samādhi the highest stage of the Buddhist equivalent for Yoga, though Yoga is considered by some as a Buddhist development differing from samādhi. The 翻譯名義 says: 思專 when the mind has been concentrated, then 志一不分 the will is undivided; when 想寂 active thought has been put to rest, then 氣虛神朗 the material becomes etherealized and the spirit liberated, on which 智 knowledge, or the power to know, has free course, and there is no mystery into which it cannot probe. Cf. 智度論 5, 20, 23, 28; 止觀 2; 大乘義章 2, 9, 1 3, 20, etc. There are numerous kinds and degrees of samādhi.


  littéralement "l'état de l'esprit qui se contient lui-même" : deux interprétations 1) état de recueillement profond ("recueillement accompli") et exempt de toute pensée obtenu par la méditation ; dans ce sens le dhyana est un moyen pour arriver au résultat qui est samadhi.
2) samadhi = dhyana = concentration de la pensée sur un seul objet avec une grande intensité. Le Sutra Mahaprajnaparamita dénombre 108 samadhi différentes. Le Sutra du Lotus en cite une vingtaine.

Second meditation        Deuxième niveau d'expérience méditative    Nhị thiền    二禪    Dvitīya-dhyāna
  Le deuxième niveau d'expérience méditative comprend 4 états:
- Conserver son calme inférieur
- Avoir la joie
- Avoir le bonheur
- Unifier le sujet et l'objet

second meditation heaven            Nhị thiền thiên    二禪天    Dvitīya-dhyāna
 

Secret        Caché    Ẩn mật    隱密    
Esoteric meaning in contrast with 顯了 exoteric, or plain meaning.


 

self-love            Ngã ái    我愛     ātma-sneha
Self-love; the love of or attachment to the ego, arising with the eighth vijñāna.

 

self-view            Ngã kiến    我見    Ātma-dṛṣṭi
The erroneous doctrine that the ego, or self, composed of the temporary five skandhas, is a reality and permanent.

 

sentient being        êtres sensitifs ou êtres émotionnels     Hữu tình    有情     sattva
有情 sattva, 薩埵 in the sense of any sentient being; the term was formerly tr. 衆生 all the living, which includes the vegetable kingdom, while 有情 limits the meaning to those endowed with consciousness.



  Existences dotées d'affectivité (animaux, hommes). Terme opposé à hijo, 非, non-sensitifs, ce qui est dénué de sentiments et de conscience, par exemple les minéraux. Le bouddhisme n'établit pas de séparation nette entre les deux catégories donnant pour exemple les formes primitives de vie à la limite du règne minéral et végétal ou de plantes qui se comportent comme des animaux. L'absence de coupure entre sensitifs et non sensitifs amène à la conception d'un état de bouddha latent dans les plantes.


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